´Notre rédaction vous emmène à la rencontre de Gaël Kate, une femme entrepreneure passionnée par le développement économique et l’autonomisation des femmes.
Depuis quelques temps, elle est active dans la vente d’huile de palme, un secteur clé pour les communautés locales. À travers son engagement, elle se veut de contribuer à un Congo prospère, où les femmes et les jeunes peuvent s’épanouir pleinement.
- Rédaction : La Congolaise au centre des ambitions. Que vous inspire cette thématique qui a marqué le mois des droits de femmes en RDC ?
Gaël Kate : Cette thématique met en lumière le rôle central que jouent les femmes congolaises dans le progrès de notre nation. Nous sommes des piliers de l’économie, des gardiennes de la culture et des actrices du changement.
Il est temps que nos ambitions soient reconnues, soutenues et encouragées à tous les niveaux.
- Rédaction : Que faites- vous pour participer au développement de votre communauté ?
Gaël Kate : À travers mon activité entrepreneuriale, je contribue à l’économie locale en créant des opportunités pour les producteurs et les commerçants. Mon objectif est aussi d’inspirer d’autres femmes à se lancer dans l’entrepreneuriat et à devenir financièrement indépendantes.
- Rédaction : Quel est le plus grand héritage que laisserez-vous à la prochaine génération ?
Gaël Kate : Je veux laisser en héritage un modèle de persévérance et d’indépendance. Mon parcours prouve qu’avec du travail, de la discipline et de la vision, il est possible d’avoir un impact positif sur sa communauté. J’espère inspirer la prochaine génération à croire en ses capacités et à ne jamais abandonner ses ambitions.
- Rédaction : Quel est votre perspective pour un Congo meilleur ?
Gaël Kate : Un Congo meilleur passe par l’éducation, l’entrepreneuriat et la stabilité. Il faut donner aux jeunes et aux femmes les moyens d’être autonomes, encourager l’innovation et renforcer la sécurité pour permettre un développement durable.
- Rédaction : En début de cette année, la situation sécuritaire à l’Est de la RDC s’est dégradée. Qu’en pensez-vous ?
Gaël Kate : C’est une tragédie qui dure depuis trop longtemps et qui prive des milliers de Congolais de leurs droits fondamentaux. L’insécurité nuit non seulement aux populations locales, mais freine aussi le développement du pays. Une solution durable passe par une volonté politique ferme et une mobilisation collective.
- Rédaction : Des femmes violées et tuées, le viol est utilisé comme arme de guerre.
Avez-vous un message à adresser à la population à l’Est ?
Gaël Kate : Je voudrais exprimer toute ma solidarité et mon soutien aux victimes et à leurs familles. Ce sont des actes inhumains qui ne doivent jamais être normalisés. Aux survivantes, je veux dire qu’elles sont fortes et qu’elles méritent justice, protection et réparation. Notre unité est notre plus grande force force. Nous devons rester solidaires et dénoncer ces atrocités.
- Rédaction : Quel conseil donneriez-vous aux jeunes et aux femmes de la RDC ?
Gaël Kate : Je leur dirais de croire en eux, de se battre pour leurs rêves et de ne jamais laisser les obstacles les décourager. L’éducation, la formation et l’entrepreneuriat sont des clés essentielles pour construire un avenir meilleur. Les femmes en particulier doivent prendre leur place sans crainte et revendiquer leur droit à l’indépendance.
Joséphine Mawete


