Bunia, mai 2026. Le Président du Conseil d’Administration de la SOKIMO, François Kakese, a donné le ton de la nouvelle gouvernance de l’entreprise publique en menant une descente inopinée sur un site minier à Mabanga, à plus de 30 kilomètres de Nizi, dans la province de l’Ituri.
Accompagné du Directeur Général Yannick Nzonde, le PCA a personnellement supervisé cette mission d’itinérance, première du genre depuis la mise en place de la nouvelle équipe dirigeante. Sur place, le constat est sans équivoque : une exploitation illégale opérée sous couvert d’une coopérative artisanale, mais disposant de moyens quasi industriels.
Une fraude organisée à grande échelle

Selon les éléments recueillis sur le terrain, près de 5 kilogrammes d’or seraient extraits quotidiennement, tandis que seules quelques grammes sont officiellement déclarées. Un écart significatif qui traduit un système de sous-déclaration structuré, privant la SOKIMO de ressources cruciales dans un contexte financier déjà fragile.
Face à cette situation, l’intervention rapide, menée sous escorte sécuritaire, a permis l’interpellation de dix ressortissants chinois impliqués dans ces activités illicites, désormais remis aux autorités compétentes.
Kakese, incarnation d’une gouvernance de rupture
Par cette action, François Kakese confirme sa volonté d’instaurer une gouvernance rigoureuse et de restaurer l’autorité de l’État dans les périmètres miniers de la SOKIMO. Cette descente surprise illustre une approche de terrain assumée, axée sur le contrôle, la transparence et la défense des intérêts nationaux.
« L’heure de jouer avec les biens de la SOKIMO est terminée », a martelé le Directeur Général Yannick Nzonde, dans un message qui s’inscrit pleinement dans la ligne impulsée par le PCA.
Un signal fort pour la relance
Cette opération envoie un message sans ambiguïté aux acteurs du secteur :
• la fraude ne sera plus tolérée ;
• les ressources minières doivent bénéficier prioritairement aux Congolais ;
• l’autorité de l’État sera pleinement rétablie.
Avec l’appui des autorités provinciales, la SOKIMO, sous l’impulsion de François Kakese, vise à accélérer l’assainissement du secteur, sécuriser ses actifs et poser les bases d’une relance durable.
Joséphine Mawete


