La République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans la transformation de son secteur agricole. Le Gouvernement congolais, représenté par le Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a signé un accord de prêt de 155 millions de dollars américains (117,4 millions d’Unités de Compte) avec la Banque africaine de développement (BAD).
Ce financement est destiné au Projet de renforcement de la connectivité du Parc agro-industriel de Ngandajika. Il constitue le troisième volet du Programme de Transformation Agricole de la RDC, aligné sur la vision du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui ambitionne de faire de l’agriculture un pilier stratégique de diversification économique et de sécurité alimentaire.
La connectivité, clé de la transformation agricole
Au nom du Gouvernement, le Ministre des Finances a insisté sur le caractère structurant des infrastructures dans la réussite des investissements agricoles.
« La connectivité est l’enjeu central. Elle conditionne la valorisation durable de notre potentiel agricole et l’intégration effective de nos producteurs aux marchés locaux et régionaux », a déclaré Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi.
Le projet prévoit notamment la réhabilitation et l’amélioration des axes routiers Lukalaba–Ngandajika et Nkuadi–Ngandajika–Parc, essentiels au désenclavement de la zone.
Désenclavement, emplois et compétitivité
Au-delà de la modernisation des infrastructures, ce programme vise à :
• réduire significativement les coûts de transport ;
• fluidifier les échanges commerciaux ;
• stimuler les chaînes de valeur agricoles ;
• créer des emplois, en particulier pour les jeunes et les femmes.
L’objectif est clair : garantir une intégration durable des producteurs aux marchés et renforcer la compétitivité de la production locale.
Un signal fort aux partenaires financiers
Par cette signature, le Gouvernement réaffirme sa volonté de faire des infrastructures un levier majeur de transformation économique et de cohésion nationale.
Le Ministre des Finances a salué la qualité du partenariat avec la BAD, dont l’appui reste déterminant dans la mise en œuvre des priorités stratégiques du pays.
Notons que cet accord illustre également le renforcement de la crédibilité financière de la RDC auprès des partenaires techniques et financiers, ouvrant ainsi la voie à un développement rural intégré et durable.
Joséphine Mawete


