La marche de soutien aux institutions de la République et aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), annoncée pour le mercredi 22 juillet par la Majorité extraparlementaire de l’Union sacrée de la Nation (MEP-USN), n’a pas obtenu l’aval du gouverneur de la ville de Kinshasa. Daniel Bumba justifie cette décision par les mesures sanitaires toujours en vigueur interdisant les rassemblements de masse en raison de l’épidémie de la maladie à virus Ebola.
Cette annonce a été faite undi 20 juillet lors d’une audience accordée à une délégation de l’Union sacrée de la Nation conduite par Sylvain Mutombo, ancien ministre délégué à la Défense chargé des Anciens combattants et membre du présidium de cette plateforme politique.
À l’issue des échanges, l’autorité provinciale a informé ses interlocuteurs qu’elle n’avait pas pris acte de l’organisation de la marche prévue le 22 juillet, laquelle devait exprimer un soutien aux institutions de la République ainsi qu’aux FARDC.

Selon le gouverneur, cette décision s’appuie sur la mesure prise par le Gouvernement central, à travers le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Décentralisation, suspendant les rassemblements de masse afin de limiter les risques de propagation de la maladie à virus Ebola.
Daniel Bumba a rappelé que cette mesure reste en vigueur jusqu’à nouvel ordre et s’impose à tous les organisateurs de manifestations publiques.

Dans ces conditions, a-t-il indiqué, aucune autorisation ne peut être accordée pour la tenue d’une marche ou de tout autre rassemblement de grande ampleur.
Le chef de l’exécutif provincial a insisté sur le fait que cette décision relève exclusivement de considérations sanitaires.
Selon lui, l’objectif est de protéger la population kinoise et de contribuer à la prévention de la propagation du virus Ebola.

Il a également appelé l’ensemble des acteurs politiques à respecter les mesures d’urgence sanitaire mises en place par les autorités nationales, estimant que la protection de la santé publique doit primer sur toute autre considération.
Au cours de la rencontre, Daniel Bumba a par ailleurs rappelé que la commune de Gombe demeure une zone où les manifestations politiques sont interdites, conformément aux dispositions en vigueur.
Cette précision intervient alors que plusieurs initiatives de mobilisation politique étaient annoncées dans la capitale.
La décision du gouverneur intervient dans un contexte marqué à la fois par les préoccupations sanitaires liées à l’épidémie d’Ebola et par une activité politique soutenue, alors que plusieurs plateformes multiplient les prises de position et les appels à la mobilisation autour des grands enjeux nationaux.
Lydia Mangala


