Quelle place la jeunesse congolaise doit-elle occuper dans les grandes décisions qui engagent l’avenir du pays ? C’est autour de cette question que plusieurs étudiants, responsables institutionnels et acteurs de la société civile se sont réunis, ce vendredi 17 juillet à l’Université pédagogique nationale (UPN), à l’occasion d’une conférence-débat consacrée aux réformes institutionnelles et politiques en République démocratique du Congo.
Organisée par les Jeunes Bâtisseurs d’Avenir, en collaboration avec la Coordination des étudiants de l’UPN, la rencontre s’est articulée autour du thème : « Quelle place pour les jeunes dans la gouvernance démocratique et l’espace décisionnaire ? ». L’objectif était de susciter une réflexion sur le rôle que la jeunesse peut jouer dans les réformes qui façonnent l’avenir du pays.
À l’ouverture des travaux, le président des Jeunes Bâtisseurs d’Avenir, Augustin, a rappelé que cette initiative se veut un espace de dialogue permettant aux jeunes de prendre part aux débats sur les grandes orientations politiques et institutionnelles de la RDC.
Devant un auditoire composé notamment d’autorités académiques, de députés, d’encadreurs de la jeunesse, de responsables estudiantins et d’étudiants, il a souligné que les réformes institutionnelles constituent un levier essentiel pour consolider la démocratie, l’État de droit et la bonne gouvernance.
« La jeunesse congolaise représente une force vive et un acteur incontournable du développement national. Elle doit être pleinement associée aux réflexions et aux décisions qui façonnent l’avenir de notre pays », a-t-il déclaré.

Il a, par ailleurs, appelé à l’instauration d’un dialogue républicain, académique et patriotique afin de permettre aux jeunes d’apporter leur contribution aux transformations institutionnelles en cours.
Prenant la parole au nom de la rectrice de l’UPN, Eddy Yeni, directeur de cabinet, a replacé cette réflexion dans le contexte des mutations que traverse actuellement le pays.
« Nous nous réunissons aujourd’hui parce que notre pays est en chantier : un chantier institutionnel, un chantier politique, démocratique et d’avenir. Parler de la réforme, c’est parler des règles et des enjeux qui vont façonner le Congo de demain », a-t-il affirmé.
Les échanges ont également porté sur la réforme de la Constitution. Plusieurs intervenants ont estimé que la Loi fondamentale gagnerait à intégrer davantage de dispositions consacrées à la jeunesse afin de renforcer sa représentation dans les institutions et les espaces de décision. Pour eux, les textes actuels accordent une place encore insuffisante aux préoccupations et aux aspirations des jeunes Congolais.
Au fil des interventions, les panelistes ont invité les étudiants à dépasser le rôle de simples observateurs de la vie publique. Ils les ont encouragés à développer leur leadership, à croire en leurs capacités et à s’engager activement dans les instances de gouvernance, considérant que le renouvellement de la classe dirigeante passe aussi par une jeunesse mieux préparée et plus impliquée.
Les organisateurs ont voulu rappeler que les réformes institutionnelles ne concernent pas uniquement les décideurs politiques, mais également les citoyens, en particulier les jeunes, appelés à devenir les principaux artisans du Congo de demain.
Pour les participants, construire une gouvernance plus inclusive passe inévitablement par une présence accrue de la jeunesse dans les espaces où se prennent les décisions qui engagent l’avenir de la nation.
Lydia Mangala


