Le gouvernement congolais renforce son dispositif face à l’épidémie de maladie à virus Ebola, souche Bundibugyo. Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Dr Samuel Roger Kamba, a signé le Plan de préparation et de réponse multisectorielle « One Health » couvrant la deuxième période opérationnelle, du 1er septembre 2026 au 27 février 2027.
Ce nouveau cadre de riposte intervient alors que l’épidémie continue de représenter un défi majeur pour les autorités sanitaires. L’Organisation mondiale de la Santé indique que le plan révisé de 180 jours vise notamment à intensifier et mieux coordonner les interventions afin de contenir la transmission et sauver des vies.

Le dispositif entend consolider les acquis de la première phase tout en renforçant la capacité d’anticipation et de réaction face aux nouvelles alertes. La surveillance épidémiologique, l’investigation rapide des alertes, la prévention et le contrôle des infections ainsi que la prise en charge des personnes affectées figurent parmi les principaux axes retenus.
Le plan accorde également une place importante à la communication sur les risques et à l’engagement communautaire. Cette dimension est considérée comme essentielle dans la riposte, notamment pour favoriser la détection précoce des cas et l’adhésion des communautés aux mesures de santé publique. L’OMS souligne d’ailleurs que l’implication des communautés constitue un élément déterminant pour contrôler l’épidémie.
Le dispositif repose sur une coordination entre la santé humaine, la santé animale et l’environnement. Cette approche doit permettre de mieux anticiper les risques et de coordonner les interventions entre les différents secteurs concernés.
La réponse prévoit également la poursuite des efforts en matière de vaccination compassionnelle, conformément aux orientations scientifiques et opérationnelles applicables à cette épidémie. L’OMS précise toutefois qu’aucun vaccin ni traitement spécifique homologué n’est actuellement disponible contre la maladie à virus Bundibugyo, tandis que des travaux de recherche et des essais cliniques se poursuivent.
La mise en œuvre du nouveau plan reposera sur la mobilisation des autorités nationales et locales, des partenaires techniques et financiers ainsi que des communautés. L’objectif est de maintenir une capacité de réponse opérationnelle dans les zones affectées et à risque, tout en renforçant durablement la préparation du pays face aux menaces sanitaires.
Avec cette deuxième période opérationnelle, Kinshasa entend ainsi passer d’une réponse centrée sur l’urgence à un dispositif davantage axé sur l’anticipation, la détection rapide et la coordination multisectorielle, alors que la riposte contre Ebola se poursuit sur le terrain.
Lydia Mangala


