Le gouvernement congolais poursuit le renforcement de la riposte contre la maladie à virus Ebola en province de l’Ituri. Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Dr Samuel Roger Kamba, a procédé à l’inauguration des nouvelles installations du Centre de traitement Ebola (CTE) de l’Hôpital général de référence de Bunia, une extension qui permet de doubler la capacité d’accueil des patients.
En visite dans cette structure sanitaire, le ministre a officiellement mis en service les nouvelles infrastructures réalisées dans le cadre de l’amélioration de la prise en charge des personnes infectées par le virus Ebola.
Grâce à ces travaux, la capacité d’accueil du Centre de traitement est passée de 52 à 107 lits, offrant ainsi davantage de possibilités pour accueillir les patients dans un contexte marqué par la progression de l’épidémie dans plusieurs zones de la province.
Cette extension vise à répondre à l’augmentation des besoins tout en garantissant des conditions de soins plus adaptées aux malades. Elle permettra également aux équipes médicales de mieux organiser la prise en charge des cas confirmés et suspects, tout en renforçant les mesures de prévention de la transmission au sein des structures sanitaires.

Pour les autorités sanitaires, ce renforcement des capacités s’inscrit dans la stratégie globale de riposte mise en œuvre par le ministère de la Santé afin d’adapter en permanence les infrastructures aux réalités du terrain et à l’évolution de la situation épidémiologique.
Cette initiative intervient alors que le gouvernement multiplie les actions pour contenir la propagation de la maladie en Ituri, notamment par l’ouverture de nouveaux centres de traitement, le renforcement de la surveillance épidémiologique, le dépistage précoce, la sensibilisation des communautés et l’amélioration des capacités de prise en charge.

Le ministère de la Santé ambitionne de garantir aux patients un accès rapide à des soins spécialisés et de renforcer l’efficacité de la riposte afin de protéger les populations face à cette urgence sanitaire.
Lydia Mangala


