Le processus de réforme du système éducatif congolais connaît une avancée notable. Le Secrétaire général à l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté (EDU-NC), Juvénal Sanga Kaubo, a ouvert, lundi 6 juillet 2026 à Kinshasa, les travaux de consultation technique consacrés à l’examen et à l’harmonisation de la proposition de la nouvelle Loi-cadre de l’éducation en République démocratique du Congo.
Organisées du 6 au 10 juillet à l’Hôtel Pullman de Kinshasa, ces assises réunissent plusieurs acteurs clés du secteur éducatif, notamment les représentants des différents sous-secteurs de l’éducation, des experts, des administrations publiques, des établissements d’enseignement, des partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations de la société civile.
L’objectif principal de ces consultations est de parvenir à un texte juridique cohérent, inclusif et adapté aux réalités actuelles du système éducatif congolais. Les participants sont appelés à examiner les différentes dispositions de la proposition de loi, à identifier les éventuelles insuffisances, à proposer des amendements et à harmoniser les contributions issues des différentes parties prenantes.
Cette démarche intervient après des travaux préparatoires menés au niveau des sous-secteurs, avant une phase de consolidation générale. La première journée a été consacrée à l’Éducation nationale. Les échanges se poursuivront successivement avec la Formation professionnelle, l’Enseignement supérieur ainsi que les Affaires sociales, avant une séance finale de mise en commun des recommandations.
Le Gouvernement congolais entend revoir en profondeur le cadre juridique qui organise le système éducatif national. La future Loi-cadre devrait notamment définir les grands principes de fonctionnement de l’éducation, les mécanismes de gouvernance ainsi que les responsabilités des différents acteurs impliqués dans la chaîne éducative.
Cette réforme vise à doter la RDC d’un cadre légal plus moderne, capable d’accompagner les transformations nécessaires dans un secteur confronté à plusieurs défis, notamment l’amélioration de la qualité de l’enseignement, la coordination entre les différents niveaux de formation et l’adaptation des programmes aux besoins de développement du pays.
Selon les orientations retenues, les modalités pratiques d’application de cette nouvelle loi seront précisées par des textes réglementaires spécifiques, afin de garantir une mise en œuvre progressive et efficace.
Le choix d’une démarche participative constitue l’un des éléments majeurs de ce processus. Le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté entend associer l’ensemble des parties prenantes afin de garantir une réforme construite autour d’un consensus national.
Les travaux devront aboutir à plusieurs documents de référence, notamment une matrice consolidée des observations recueillies, une version harmonisée de la proposition de Loi-cadre, un recueil des amendements retenus ainsi qu’un rapport général des consultations.
Ces différents livrables serviront de base à la finalisation du texte qui sera soumis aux prochaines étapes du processus législatif.
Pour le Gouvernement, cette réforme vise à renforcer la gouvernance du système éducatif et à instaurer un cadre plus adapté aux ambitions nationales en matière d’éducation. Elle traduit également la volonté de privilégier le dialogue avec les acteurs concernés afin de garantir des décisions concertées et une meilleure appropriation des changements à venir.
À terme, la nouvelle Loi-cadre de l’éducation est appelée à devenir un instrument majeur de transformation du secteur éducatif congolais, en apportant un nouveau socle juridique pour accompagner les générations futures et répondre aux exigences d’un système éducatif moderne, inclusif et performant.
Lydia Mangala


