Le ministère de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire engage une nouvelle démarche en faveur de la récupération des biens publics. Le ministre d’État, Muhindo Nzangi Butondo, a mis en place, le 29 octobre dernier à Kinshasa, une commission chargée de vérifier et de recenser le patrimoine spolié de l’Office national des produits agricoles du Congo (ONAPAC).
La cérémonie d’installation de cette commission a été présidée, en son nom, par le professeur ordinaire Richard Mulendevu Mukokobya, directeur de cabinet, le ministre d’État étant empêché.

Composée d’experts issus des ministères de la Justice, des Affaires foncières et de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, la commission a pour mission d’identifier et de répertorier l’ensemble des biens de l’ONAPAC concernés par des actes de spoliation.
La cérémonie s’est déroulée en présence de la directrice générale de l’ONAPAC, des délégués de la Présidence de la République et de la Primature, ainsi que des cadres et agents de cet établissement public.
Prenant la parole au nom du ministre d’État, Richard Mulendevu Mukokobya a rappelé la nécessité de rétablir l’État dans ses droits.

« Les patrimoines de l’État spoliés doivent être récupérés. L’État congolais doit être remis dans ses droits. Vous avez donc une mission noble », a-t-il déclaré aux membres de la commission.
La commission dispose de 60 jours pour mener ses investigations et transmettre son rapport aux autorités compétentes. Ce document devra permettre aux ministères concernés, notamment ceux de la Justice, des Affaires foncières et de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, d’engager les démarches nécessaires à la récupération des biens publics identifiés.
L’objectif est de permettre à l’État congolais de rentrer en possession de son patrimoine, indépendamment de l’identité des personnes impliquées dans sa spoliation.
Le ministère entend renforcer la protection des biens publics et inscrire la récupération du patrimoine de l’ONAPAC dans une démarche institutionnelle impliquant plusieurs secteurs de l’administration.
Lydia Mangala


