Présent à la 21ᵉ édition de la DRC Mining Week, l’Inspecteur général de l’Inspection générale des Mines (IGM), Rafaël Kabengele, a réaffirmé la volonté de son institution de renforcer le contrôle du secteur minier congolais, de sécuriser les investissements et de promouvoir une meilleure organisation de l’exploitation minière artisanale.
Intervenant en marge de ce grand rendez-vous du secteur extractif africain, le responsable de l’IGM a rappelé le rôle stratégique de son institution dans la gouvernance minière en République démocratique du Congo.
« Nous contrôlons le secteur minier de la République démocratique du Congo. Il est donc tout à fait normal que nous soyons présents à la DRC Mining Week », a déclaré Rafaël Kabengele.
Face aux défis liés à l’exploitation illicite des minerais et à l’occupation irrégulière de certains permis miniers, l’Inspecteur général a assuré que ses services restent mobilisés pour protéger les investissements et préserver la confiance des opérateurs du secteur.
Évoquant notamment les difficultés rencontrées par certaines sociétés minières, dont le groupe ERG, confronté à l’envahissement de plusieurs carrés miniers, Rafaël Kabengele a indiqué que l’IGM mène un travail de terrain permanent afin de rétablir l’ordre et garantir le respect des droits miniers.
« Depuis ma nomination, nous travaillons quasiment au quotidien avec ERG. Je reçois régulièrement leurs responsables et mes équipes sont constamment sur le terrain. Nous avons déjà réussi à récupérer certaines mines pour eux », a-t-il affirmé.
Pour le patron de l’IGM, la protection des titres miniers demeure un facteur déterminant pour attirer et maintenir les investissements dans un contexte mondial marqué par une forte compétition autour des minerais stratégiques.
Abordant la question de l’exploitation artisanale, particulièrement dans certaines zones sensibles comme Musonoi, dans la province du Lualaba, Rafaël Kabengele a insisté sur la nécessité d’une meilleure organisation des activités des exploitants artisanaux afin d’éviter les conflits avec les sociétés minières industrielles.
Il a rappelé que la législation congolaise reconnaît aux communautés locales le droit de participer à l’exploitation des ressources minières, tout en soulignant l’importance d’un encadrement efficace.
« Le Code minier donne le droit aux populations locales d’exploiter le sous-sol. Mais il faut canaliser ces populations. Les entreprises doivent leur trouver des espaces appropriés où elles peuvent exercer leurs activités, et ces populations doivent être encadrées », a-t-il expliqué.
Selon lui, l’enjeu consiste à trouver un équilibre entre les intérêts des communautés, les exigences de la réglementation minière et la protection des investissements.
Au moment où la RDC occupe une place centrale dans l’approvisionnement mondial en minerais critiques nécessaires à la transition énergétique, l’Inspection générale des Mines entend poursuivre ses efforts pour renforcer la transparence, améliorer le contrôle du secteur et lutter contre les activités minières illégales.
Pour Rafaël Kabengele, la gouvernance minière ne peut être efficace sans une collaboration étroite entre l’État, les investisseurs et les communautés locales.
L’IGM ambitionne de contribuer à la construction d’un secteur minier plus structuré, plus sécurisé et davantage créateur de valeur pour l’économie nationale, tout en veillant au respect des droits des populations vivant dans les zones d’exploitation.
Lydia Mangala


