À Lisbonne, au Portugal, la députée nationale élue de la circonscription de la FUNA, Christelle Vuanga, a pris part à une table ronde des parlementaires organisée par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), consacrée à la prise en charge et à la budgétisation des sages-femmes.
Cette rencontre internationale a réuni des responsables politiques et experts de la santé autour des enjeux liés au renforcement des systèmes de santé maternelle et néonatale, avec un accent particulier sur le rôle stratégique des sages-femmes dans la réduction de la mortalité maternelle.
Prenant la parole au nom de la République démocratique du Congo, l’élue congolaise a mis en lumière les conditions de travail difficiles dans lesquelles exercent de nombreuses sages-femmes du pays, en particulier celles évoluant dans des zones rurales et dans des contextes marqués par l’insécurité.
Elle a souligné la nécessité urgente de renforcer leur protection, d’améliorer leur reconnaissance professionnelle et d’accroître les investissements publics en leur faveur.

« À cette occasion, j’ai porté la voix des sages-femmes de la République démocratique du Congo, particulièrement celles qui exercent dans des conditions de grande précarité et dans les zones affectées par les conflits armés », a-t-elle déclaré à l’issue de la table ronde.
Pour Christelle Vuanga, le financement des sages-femmes doit être considéré comme un investissement prioritaire dans le système de santé, en raison de leur rôle central dans l’accompagnement des femmes enceintes et des nouveau-nés.

Elle a ainsi plaidé pour une approche plus structurée de la budgétisation de ce corps médical, afin de garantir de meilleures conditions de travail et une prise en charge plus efficace des populations.
« Notre plaidoyer est clair : plus de sécurité, plus de protection, une meilleure reconnaissance et des investissements conséquents en faveur de ces professionnels qui jouent un rôle essentiel dans la santé maternelle et néonatale de notre pays », a-t-elle insisté.

L’élue de la FUNA a également rappelé que le soutien aux sages-femmes dépasse la seule dimension professionnelle, puisqu’il s’agit selon elle d’un enjeu de dignité humaine et de développement.
« Soutenir les sages-femmes, c’est investir dans la vie, la dignité et l’avenir de nos communautés », a-t-elle conclu.
La députée congolaise a réaffirmé l’importance d’un engagement politique fort en faveur du personnel de santé, particulièrement dans les contextes fragiles, où les besoins sont les plus urgents.
Lydia Mangala


