Un nouveau drame frappe le secteur éducatif à Bukavu. Quinze élèves des écoles primaires Ujamaa et Furaha, situées à Funu, auraient perdu la vie ce jeudi 10 septembre 2026 dans une bousculade alors qu’ils tentaient de fuir un incendie. Plusieurs autres personnes seraient grièvement blessées ou auraient été victimes d’asphyxie.
Le bilan de 15 élèves décédés est largement relayé sur les réseaux sociaux à la suite de cet incendie. Toutefois, le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté indique que les premières informations disponibles font état de plusieurs victimes, dont des élèves, ainsi que de nombreux blessés.
Le ministère précise que le bilan demeure provisoire et doit encore être consolidé et vérifié auprès des différentes sources. Les circonstances exactes ainsi que l’origine du sinistre restent également à établir.
Selon les informations relayées, les élèves auraient été pris dans un mouvement de panique alors qu’ils cherchaient à échapper aux flammes, provoquant une importante bousculade.
Face à ce drame, la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, a présenté ses condoléances aux familles endeuillées et exprimé sa solidarité aux blessés, aux élèves, aux enseignants, au personnel scolaire ainsi qu’à l’ensemble de la population de Bukavu.

Elle a instruit les services compétents de son ministère d’établir un bilan documenté de la situation des établissements scolaires touchés, mais aussi d’identifier les besoins immédiats des élèves, des enseignants et des communautés scolaires affectées.
Le ministère entend également travailler avec les acteurs éducatifs et humanitaires compétents afin de déterminer les mesures d’assistance nécessaires et garantir la continuité des apprentissages.
Ce nouveau sinistre intervient alors que Bukavu connaît une succession préoccupante d’incendies, dont certains ont déjà affecté des établissements scolaires et perturbé les conditions d’apprentissage de nombreux élèves.
Pour le ministère, il est indispensable que les causes et les circonstances de ces différents sinistres soient établies de manière rigoureuse et indépendante, afin de faire toute la lumière sur les faits et de renforcer la protection des populations et des infrastructures scolaires.
Dans son communiqué, le ministère rappelle également que les élèves et enseignants vivant dans les zones sous occupation demeurent pleinement membres de la communauté éducative nationale.
« Aucun enfant congolais n’est en dehors de la République », souligne le communiqué.
Le ministère réaffirme sa solidarité avec les enfants, les enseignants et les familles de Bukavu ainsi qu’avec l’ensemble des communautés éducatives touchées par la crise.
« La République ne les oublie pas », conclut le ministère.
Lydia Mangala


