La première cohorte du programme Ambassadeurs 2250 a officiellement achevé, ce vendredi 28 août 2026 à Kinshasa, trois jours de formation consacrés à l’Agenda Jeunesse, Paix et Sécurité. Organisée par la Dynamique Jeunesse Responsable (DYJERES), cette première édition a réuni des jeunes autour de la Résolution 2250 du Conseil de sécurité des Nations unies, du plaidoyer communautaire, de la mobilisation citoyenne, des mécanismes de financement, de la justice transitionnelle, du GENOCOST et des enjeux de paix liés à l’Accord de Washington.
Au terme de ces trois journées d’apprentissage, de réflexion et d’exercices pratiques, le secrétaire général de DYJERES, Sympho Luboya, a appelé les nouveaux Ambassadeurs 2250 à ne pas considérer la fin de la formation comme un aboutissement, mais comme le début d’une responsabilité. Dans son mot de clôture, il a insisté sur la nécessité de transformer les connaissances acquises en actions capables de produire un impact concret dans les communautés.
Pour Sympho Luboya, l’objectif de cette première cohorte n’était pas simplement de transmettre des connaissances aux jeunes, mais de leur donner des outils leur permettant de comprendre leur rôle et d’agir en faveur de la paix, de la sécurité et de la participation citoyenne.
Revenant sur les trois journées de formation, il a souligné le chemin parcouru par les participants, depuis la découverte de la Résolution 2250 et de ses piliers jusqu’à la formulation de propositions de politiques publiques.
« Lorsque nous avons ouvert cette formation, notre initiative était de renforcer les capacités des jeunes afin qu’ils puissent mieux comprendre leur rôle et agir concrètement en faveur de la paix, de la sécurité et de la participation citoyenne », a rappelé le secrétaire général de DYJERES.

La première journée avait notamment permis aux participants d’aborder la Résolution 2250 et l’Agenda Jeunesse, Paix et Sécurité, le plaidoyer communautaire, la mobilisation citoyenne ainsi que l’analyse des problèmes et l’identification des acteurs pouvant contribuer à leur résolution.
La deuxième journée avait davantage mis l’accent sur les dimensions stratégiques et pratiques, avec des modules consacrés aux mécanismes de financement internationaux, à la mobilisation des ressources, aux partenariats stratégiques, à l’Accord de Washington et à la rédaction de notes de politique publique.
La dernière journée a, quant à elle, placé la mémoire, le GENOCOST, la justice transitionnelle, la réparation des victimes et la cohésion sociale au cœur des échanges, avant de soumettre les participants à un exercice de défense de leurs propositions devant un jury d’experts.
Pour Sympho Luboya, cette formation n’a de sens que si les connaissances acquises sont désormais traduites en initiatives concrètes.
S’adressant directement aux participants, il leur a rappelé que leur nouveau statut constitue avant tout une responsabilité.
« Le titre d’ambassadeur n’est pas tout simplement une déclaration, c’est une responsabilité. Être ambassadeur de 2250, ce n’est pas seulement connaître la Résolution 2250, c’est être capable de la faire vivre autour de soi », a-t-il déclaré.

Cette responsabilité passe, selon lui, par la défense de la participation des jeunes, la promotion du dialogue, la prévention des conflits et la lutte contre la désinformation et les discours de haine.
« C’est défendre la participation des jeunes, c’est promouvoir les dialogues plutôt que la confrontation, c’est combattre la désinformation et les discours de haine, c’est contribuer à la prévention des conflits, c’est porter la voix des jeunes avec responsabilité et surtout comprendre que la paix n’est pas uniquement une affaire des institutions ou des dirigeants : la paix est également une responsabilité citoyenne », a-t-il insisté.

Dans cette logique, le secrétaire général de DYJERES a invité les nouveaux ambassadeurs à retourner dans leurs communautés avec une véritable mission.
« Vous êtes donc appelés à retourner dans vos communautés, non simplement avec un certificat, mais avec une mission. Une mission de sensibilisation, une mission de plaidoyer, une mission de mobilisation et une mission de construction de la paix », a-t-il lancé.

Pour DYJERES, la cérémonie de clôture ne marque donc pas la fin du programme, mais le début d’une nouvelle étape. Sympho Luboya estime que la véritable réussite de cette première cohorte devra être évaluée à travers les initiatives que les jeunes porteront dans les mois et les années à venir.
« La réussite de cette formation ne se mesurera pas aujourd’hui, au moment où nous prononçons ces discours et clôturons ces travaux. Elle se mesurera dans les semaines à venir, dans les mois et les années qui viennent », a-t-il fait savoir.

Il a notamment évoqué les initiatives communautaires, les dialogues, les propositions de politiques publiques et la capacité des ambassadeurs à contribuer concrètement à la transformation de leurs milieux.
« Nous ne considérons pas cette clôture comme une fin, nous la considérons comme un commencement : le commencement d’un réseau, le commencement d’un engagement communautaire et, nous l’espérons, le commencement d’une dynamique nationale capable de faire entendre une voix responsable de la jeunesse congolaise sur les questions de paix et de sécurité », a-t-il ajouté.

Dans son adresse, Sympho Luboya a également exhorté les jeunes à prendre pleinement leur place dans la construction de l’avenir du pays, plutôt que d’attendre que cette place leur soit accordée.
« Ne soyez pas simplement les témoins de notre histoire, soyez les acteurs responsables de notre avenir. Ne vous contentez pas de demander quelle place la société réserve à la jeunesse, construisez cette place par votre compétence, votre responsabilité, votre engagement et votre capacité à proposer », a-t-il exhorté.

Il les a également invités à dépasser les discours sur la paix pour devenir eux-mêmes des acteurs de sa construction.
« Ne vous contentez pas de parler seulement de la paix, devenez vous-même des artisans de la paix », a-t-il martelé.

Pour le secrétaire général de DYJERES, cette démarche doit replacer l’humain au centre de toute réflexion sur la paix, les politiques publiques et les crises.
« Derrière chaque politique publique, derrière chaque conflit, derrière chaque crise et derrière chaque décision, il y a des humains qui sont touchés », a-t-il rappelé.

En clôturant officiellement cette première cohorte, Sympho Luboya a ainsi résumé la mission qui attend désormais les Ambassadeurs 2250 : transformer les acquis de la formation en résultats visibles dans leurs communautés.
« Notre agenda doit toujours être guidé par une simple ambition : contribuer à construire une société où la jeunesse n’est plus seulement regardée comme l’avenir, mais reconnue comme une partie essentielle du présent », a-t-il déclaré.

Avant de féliciter les participants, il a finalement lancé un dernier appel, qui résume l’esprit de cette première cohorte.
« Transformez les connaissances en compétences, les compétences en actions et les actions en impact », a-t-il lancé.
La formation est donc terminée, mais la mission des Ambassadeurs 2250 commence désormais sur le terrain. Pour DYJERES, l’enjeu sera de faire émerger, à partir de cette première cohorte, une génération de jeunes capables de porter le plaidoyer, de prévenir les conflits, de défendre la cohésion sociale et de participer activement à la construction d’une paix durable en République démocratique du Congo.
Lydia Mangala


