À l’occasion de la Conférence annuelle des présidents des parlements nationaux et régionaux du Parlement panafricain (PAP), tenue du 31 juillet au 1er août 2026 à Johannesburg, en Afrique du Sud, le président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, Aimé Boji Sangara, a placé les priorités de la RDC au centre des discussions continentales. Entre diplomatie parlementaire, enjeux sécuritaires et projets de développement, il a défendu une vision d’une Afrique plus intégrée et capable de répondre aux défis qui touchent ses États membres.
Présent à plusieurs sessions de haut niveau, le président de la chambre basse du Parlement congolais a porté la voix de Kinshasa sur des questions majeures, notamment la paix et la sécurité, le développement durable, la lutte contre le changement climatique, la protection de la biodiversité, l’intégration énergétique ainsi que la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Au cours d’une session consacrée aux meilleures pratiques de cet agenda continental, Aimé Boji Sangara a mis en avant deux projets stratégiques soutenus par la RDC : le Couloir vert Kivu-Kinshasa et le Programme Grand Inga.
Selon lui, le Couloir vert Kivu-Kinshasa représente une réponse aux enjeux climatiques grâce à la préservation des forêts du bassin du Congo et au développement d’une économie verte. Le projet Grand Inga, avec son potentiel estimé à 44 000 mégawatts, constitue quant à lui une opportunité majeure pour l’industrialisation de la RDC et l’intégration énergétique africaine, notamment face aux besoins croissants en énergie du continent.
Le président de l’Assemblée nationale a également consacré une partie de ses interventions à la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC. Devant ses homologues africains, il a dénoncé ce qu’il considère comme une insuffisance de réaction du Parlement panafricain face à l’agression dont la RDC est victime.

Il a notamment exigé la présentation et l’examen en plénière du rapport de la mission effectuée dans l’Est du pays plus d’une année auparavant, estimant que la diplomatie parlementaire africaine doit se traduire par des actions concrètes.
« La crédibilité de la diplomatie parlementaire africaine repose sur sa capacité à transformer ses engagements en actions concrètes », a-t-il défendu, appelant les institutions continentales à jouer pleinement leur rôle dans la prévention des conflits.

Aimé Boji Sangara a également rappelé les conséquences humaines et économiques de la crise sécuritaire dans l’Est congolais, évoquant les violations des droits humains, les déplacements massifs des populations ainsi que l’exploitation illégale des ressources naturelles.
Pour lui, les parlements africains doivent davantage s’impliquer dans la défense de la souveraineté des États, la protection des populations civiles et la recherche de solutions durables aux conflits qui fragilisent le continent.
Le président de l’Assemblée nationale congolaise a réaffirmé le rôle de la diplomatie parlementaire comme un levier stratégique pour défendre les intérêts de la RDC, promouvoir ses opportunités économiques et renforcer sa contribution aux objectifs de développement de l’Afrique à l’horizon 2063.
Lydia Mangala


