Le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a appelé les députés nationaux à soutenir activement le dialogue national inclusif initié par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, estimant que cette démarche constitue une réponse aux défis sécuritaires et politiques auxquels la République démocratique du Congo est confrontée.
S’exprimant lors de la séance plénière du vendredi 24 juillet, à la veille de la clôture de la session extraordinaire de la Chambre basse, le président de l’Assemblée nationale a salué l’initiative du chef de l’État, annoncée à l’issue de sa rencontre avec les responsables des confessions religieuses.
Pour Aimé Boji Sangara, cette démarche traduit la volonté du président de la République de privilégier le dialogue, l’écoute et la recherche d’un consensus national afin de préserver l’intérêt supérieur de la nation.
« Cette démarche traduit sa volonté constante de privilégier l’écoute, le rassemblement et la recherche d’un consensus national autour des intérêts supérieurs de la République. L’histoire nous enseigne que les grandes nations sont celles qui savent transcender leurs divergences lorsque leur devenir est menacé. Plus que jamais, l’unité nationale constitue notre première ligne de défense », a-t-il déclaré.
Le président de la Chambre basse a insisté sur la nécessité de dépasser les clivages politiques pour faire face aux défis auxquels le pays est confronté, notamment la persistance de l’insécurité dans l’est de la RDC.
« Il appartient donc à chacun, dans le respect de nos institutions et de nos convictions, d’apporter sa contribution à cet élan de cohésion afin de faire front commun contre tous ceux qui portent atteinte à la paix, à la sécurité et à l’avenir de notre pays », a-t-il poursuivi.
Reconnaissant que les divergences d’opinion sont inhérentes à toute démocratie, Aimé Boji Sangara a toutefois estimé que celles-ci ne doivent pas prendre le pas sur l’intérêt national lorsque l’avenir du pays est en jeu.
« Les divergences d’opinion sont le propre de toute démocratie vivante. Mais lorsque la patrie est menacée, l’unité de la nation doit prévaloir sur toutes les autres considérations. C’est dans cet esprit noble de responsabilité que nous accueillons cette initiative du chef de l’État », a-t-il affirmé.
S’adressant directement aux députés nationaux, le président de l’Assemblée nationale les a invités à s’impliquer pleinement dans le processus afin d’en garantir le succès. Il a également souligné que la Chambre basse, en tant que deuxième institution de la République, est appelée à jouer un rôle majeur dans l’accompagnement de cette initiative.
« Je nous interpelle donc, en notre qualité de représentants légitimes du peuple congolais, à intégrer désormais cette nouvelle donne dans notre agir afin d’œuvrer à la concrétisation et à la réussite de ce dialogue. En conséquence, l’Assemblée nationale est appelée à accompagner ce processus en vue de son heureux aboutissement », a-t-il déclaré.
L’appel d’Aimé Boji Sangara intervient dans un contexte marqué par la poursuite des efforts diplomatiques visant à rétablir la paix dans l’est de la République démocratique du Congo. Alors que les processus de Washington, entre Kinshasa et Kigali, et de Doha, entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23, se poursuivent, les affrontements continuent d’affecter les populations civiles dans plusieurs territoires.
Parallèlement aux défis sécuritaires, le débat autour d’une éventuelle réforme de la Constitution continue d’alimenter les discussions sur la scène politique congolaise. Dans ce contexte, le dialogue national inclusif voulu par le chef de l’État se présente comme un cadre de concertation destiné à favoriser la cohésion nationale et la recherche de solutions consensuelles aux principaux enjeux auxquels fait face le pays.
Lydia Mangala


