Le nouveau format de la Coupe du monde à 48 équipes a transformé la phase de groupes en un véritable casse-tête mathématique. Alors que les calculatrices chauffent dans les états-majors, la course aux huit places réservées aux meilleurs troisièmes prend des allures de thriller. Les derniers résultats enregistrés sur les pelouses américaines ont totalement rebattu les cartes, plaçant le Sénégal et l’Algérie dans une situation particulièrement délicate.
Le récent succès de l’Équateur face à l’Allemagne a permis à la Tri de valider son billet pour les seizièmes de finale grâce à une troisième place assortie de quatre points. Dans le même temps, le match nul entre l’Australie et le Paraguay (0-0) a considérablement renforcé les chances de l’Albirroja de poursuivre l’aventure. La Suède et la Bosnie-Herzégovine peuvent également envisager la suite avec sérénité, consolidant leurs positions et réduisant les possibilités pour les autres sélections encore en lice.
Les Lions de la Teranga condamnés à l’exploit
Ce qui fait le bonheur des uns complique davantage la tâche des autres. Les probabilités de qualification ont fortement évolué, notamment pour le Sénégal et l’Algérie. Les Lions de la Teranga se retrouvent désormais dans une situation d’extrême urgence avant leur ultime rencontre face à l’Irak.
Les hommes de Pape Thiaw doivent impérativement s’imposer, et idéalement avec un large écart, afin d’améliorer leur différence de buts. Mais même un succès pourrait ne pas suffire. Plusieurs équipes concurrentes sont en mesure de terminer avec quatre points, soit davantage que le total maximal auquel peuvent prétendre les Sénégalais selon les différents scénarios envisagés.
Ainsi, même en dominant l’Irak et en devançant éventuellement l’Écosse ou la Corée du Sud, les partenaires de Sadio Mané devront encore espérer des résultats favorables sur d’autres terrains pour entrevoir une qualification.
Les Fennecs jouent leur survie
Du côté de l’Algérie, la pression est tout aussi forte. Actuellement installés à une fragile septième place parmi les huit meilleurs troisièmes, les Fennecs n’ont plus droit à l’erreur.
Les débats autour d’un éventuel calcul stratégique visant à éviter une confrontation avec l’Espagne au tour suivant semblent désormais bien loin. L’urgence est ailleurs : une défaite face à l’Autriche compromettrait très sérieusement les chances de qualification de la sélection algérienne, alors qu’un simple match nul pourrait suffire à envoyer les hommes de Vladimir Petkovic en seizièmes de finale.
Cette rencontre face aux Autrichiens revêt également une dimension historique, quarante-quatre ans après le célèbre « match de la honte » du Mondial 1982. Mais au-delà du symbole, c’est avant tout la survie sportive des Fennecs qui est en jeu.
Les statistiques traduisent cette tension grandissante : les probabilités de qualification de l’Algérie seraient passées de 77 % à 52 %. Si les Algériens gardent encore leur destin entre leurs mains, l’Écosse, en revanche, semble désormais très proche de l’élimination.
Dans cette lutte acharnée pour les derniers billets, le moindre faux pas pourrait s’avérer fatal.
Josaphat Mayi


