Le rapport publié le 14 juillet (situation au 13 juillet 2026) fait état de 2 011 cas confirmés d’Ébola et souligne la concentration des nouveaux cas en Ituri, tandis que le Sud‑Kivu enregistre 47 jours sans nouvelle contamination.
Le dernier rapport national sur la situation Ébola, publié le 14 juillet et couvrant les données au 13 juillet 2026, confirme que l’épidémie reste active dans cinq provinces : Haut‑Uélé, Ituri, Nord‑Kivu, Sud‑Kivu et Tshopo. Le cumul national atteint 2 011 cas confirmés.
Les services sanitaires rapportent 753 patients actuellement en isolement ou hospitalisés. À ce jour, 366 personnes sont déclarées guéries et 754 décès ont été enregistrés, soit un taux de létalité global de 37,5 %.
Les nouvelles notifications montrent une nette concentration en Ituri : 27 des 31 cas signalés récemment proviennent de cette province, où la transmission communautaire se maintient dans plusieurs localités du corridor Djugu‑Irumu (Bunia, Lita, Nizi, Rwampara). Les équipes de riposte signalent également des décès communautaires dans cette zone.
La Tshopo (zones de Makiso‑Kisangani, Mangobo et Lubunga) a notifié des cas quatre nouveaux cas et deux décès liés pour certains à l’épicentre d’Ituri (Nia‑Nia). Le Haut‑Uélé (Wamba) signale sept cas confirmés, tous décédés, rattachés aussi à l’aire d’origine de Nia‑Nia.
À l’inverse, le rapport relève que le Sud‑Kivu n’a enregistré aucun nouveau cas depuis 47 jours (au 12 juillet 2026), dépassant ainsi la période d’incubation maximale et maintenant une surveillance résiduelle en vue d’une éventuelle fin d’épidémie dans la province.
Le suivi des contacts reste incomplet : le taux de suivi consolidé est de 67,4 %, un indicateur jugé insuffisant pour casser les chaînes de transmission de manière fiable. Les autorités insistent sur la nécessité d’améliorer ce suivi pour limiter la propagation.

Parmi les points positifs, quinze patients ont été déclarés guéris récemment (13 en Ituri, 2 au Nord‑Kivu via le centre de traitement de Beni). De nouvelles équipes de détection et de surveillance (trois équipes EDS supplémentaires) ont été déployées à Nizi, portant à six le nombre d’équipes mobilisées face à la mortalité communautaire.
Le rapport précise enfin que le total national couvre aujourd’hui 42 zones de santé affectées sur 140. Les autorités sanitaires appellent à la vigilance et au renforcement des actions de prévention, de détection précoce et de prise en charge.
Joëlle Luniongo


