La République démocratique du Congo a réaffirmé son engagement en faveur de la protection des droits humains et de la reconnaissance des atrocités commises sur son territoire à l’occasion de la 62ᵉ session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies tenue à Genève, en Suisse.
Le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, a pris part aux travaux la semaine dernière, où il a représenté la position du Gouvernement congolais lors du dialogue interactif consacré à la première présentation de la mise à jour officielle de la Commission d’enquête indépendante des Nations unies sur la situation des droits de l’homme dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Au cours de cette rencontre internationale, le ministre a mis en avant les efforts entrepris par les autorités congolaises pour garantir le respect des libertés fondamentales et renforcer les mécanismes de protection des droits humains dans le pays.

Devant les représentants des États membres et les acteurs internationaux des droits humains, Samuel Mbemba a rappelé l’engagement du Gouvernement à garantir l’exercice des libertés reconnues par la Constitution, notamment le droit de manifester pacifiquement sur l’ensemble du territoire national.
Cette position intervient dans un contexte marqué par des débats réguliers autour de la gestion des manifestations publiques et du respect des droits civiques en RDC. Pour le Gouvernement, la consolidation de l’État de droit passe par la protection des libertés fondamentales tout en assurant le maintien de l’ordre public conformément aux lois du pays.
Le ministre a également présenté les initiatives mises en œuvre par Kinshasa pour répondre aux préoccupations liées à la situation sécuritaire et humanitaire dans l’Est du pays, où plusieurs violations des droits humains sont documentées depuis plusieurs années.
En marge des travaux du Conseil des droits de l’homme, Samuel Mbemba a multiplié les rencontres avec plusieurs acteurs internationaux, notamment des représentants diplomatiques, des organisations de défense des droits de l’homme ainsi que des membres de la diaspora congolaise.
Ces échanges ont principalement porté sur la campagne menée par la RDC en faveur de la reconnaissance internationale des génocides et crimes graves commis sur son territoire, particulièrement dans les provinces de l’Est.
Le ministre a présenté l’argumentaire du Gouvernement congolais visant à sensibiliser la communauté internationale sur la nécessité d’établir la vérité historique, de rendre justice aux victimes et de préserver la mémoire des millions de personnes affectées par les violences.
Ce combat constitue une priorité pour les autorités congolaises, sous l’impulsion du président de la République, Félix Tshisekedi, qui appelle régulièrement à une reconnaissance internationale des souffrances subies par les populations congolaises durant plusieurs décennies de conflits armés.
À Genève, la RDC entend ainsi renforcer son plaidoyer auprès des partenaires internationaux afin que les crimes commis dans l’Est du pays soient davantage pris en compte dans les mécanismes internationaux de justice et de protection des droits humains.
Pour Kinshasa, la reconnaissance des violences passées et présentes représente une étape essentielle dans la construction d’une paix durable. Elle doit permettre de lutter contre l’impunité, d’honorer la mémoire des victimes et de créer les conditions d’une meilleure protection des populations civiles.
Le Gouvernement congolais cherche à repositionner la question des droits humains en RDC au centre des discussions internationales, tout en défendant une approche fondée sur la justice, la vérité et la responsabilité.
Lydia Mangala


