La connaissance des droits constitue un élément essentiel de l’autonomisation des femmes. C’est le message porté par Maître Joëlle Kona Maba, ce samedi 3 octobre 2026, lors du panel « Agir pour transformer », organisé à l’occasion des cinq ans de la Fondation Grâce à ma Mère (GRAME).
Intervenant sur la question du pouvoir d’agir et de la place des femmes dans les processus de décision, l’avocate a insisté sur la nécessité pour les femmes de connaître leurs droits afin de pouvoir les défendre.

« Pour les droits des femmes, il faut d’abord les connaître. Quelqu’un qui ne connaît pas ses droits ne sait pas les revendiquer pour soi-même, encore moins pour sa communauté », a-t-elle expliqué.

Pour Maître Joëlle Kona, cette connaissance doit aller au-delà de la simple maîtrise des textes juridiques. Une femme doit également connaître ses capacités, développer ses compétences et savoir quelles possibilités s’offrent à elle.
Elle a notamment évoqué les obstacles qui continuent de limiter certaines femmes dans leur volonté de travailler, d’entreprendre ou de suivre une formation.
Au cours de son intervention, elle a également mis en avant l’impact des formations sur les familles. Elle a évoqué plus de 2 080 femmes formées, estimant que derrière ces bénéficiaires se trouvent également des familles dont les conditions de vie peuvent évoluer.
Mais l’avocate a rappelé que la connaissance du droit ne suffit pas à elle seule.

« Le droit lui-même ne suffit pas à transformer la société. Il faut des actions comme celle de la Fondation GRAME », a-t-elle souligné.

Pour elle, l’accompagnement concret des femmes demeure donc indispensable pour leur permettre de sortir progressivement de la dépendance et de devenir actrices de leur propre vie et de leur communauté.
Ben Mandjolo


