Dans le cadre de la Journée internationale de la jeune fille, célébrée ce dimanche 11 octobre 2026, le Dr Joseph Kalemba a sensibilisé les participantes du Forum des jeunes filles aux signes d’alerte du cancer du sein, à l’importance du dépistage précoce et aux gestes de prévention.
L’activité, organisée par l’Association des femmes et des jeunes pour le développement communautaire (AFEJEDEC), s’est tenue dans la grande salle paroissiale Saint-Jean-Baptiste, dans la commune de Bumbu, à Kinshasa.

Médecin volontaire général, expert en leadership d’unité et chef du service de santé jeunesse au secrétariat général du volontariat, au sein du ministère du Plan et de l’Aide au développement, le Dr Joseph Kalemba a centré son message sur la vigilance face aux changements inhabituels des seins et la nécessité de consulter rapidement un professionnel de santé.
Reconnaître les signes d’alerte
Au cours de son intervention, le médecin a cité plusieurs manifestations qui doivent conduire à une consultation médicale, notamment l’apparition d’une masse dans le sein, des écoulements spontanés au niveau du mamelon, une rétraction du mamelon ou une modification de l’aspect de la peau, qui peut prendre une apparence semblable à celle d’une peau d’orange.
Il a toutefois précisé qu’une masse n’indique pas systématiquement la présence d’un cancer, puisqu’elle peut également être liée à d’autres affections. Seul un examen médical permet d’en déterminer la nature.

« Quand vous avez une masse au niveau du sein, il faut aller à l’hôpital pour vérifier si c’est un cancer ou pas », a-t-il recommandé, insistant sur l’importance de ne pas banaliser les anomalies observées.
Le Dr Joseph Kalemba a également évoqué plusieurs facteurs susceptibles d’être associés au risque de développer un cancer du sein, dont les antécédents familiaux, les premières règles précoces et une première grossesse tardive.
Il a notamment invité les femmes ayant des proches touchés par cette maladie à redoubler de vigilance et à solliciter un avis médical en cas de changement inhabituel.
L’autopalpation, un geste de vigilance
Abordant les moyens de prévention, l’intervenant a recommandé une alimentation équilibrée, riche notamment en fruits et légumes, ainsi qu’une activité physique régulière. Il a également expliqué l’intérêt de l’observation des seins devant un miroir et de l’autopalpation pour repérer d’éventuelles anomalies.
Il a encouragé les participantes à examiner régulièrement leurs seins et à rester attentives à l’apparition d’une boule ou à toute modification inhabituelle.
Il a néanmoins rappelé que ces gestes ne remplacent pas le dépistage médical et qu’une anomalie nécessite une consultation, même lorsqu’elle ne provoque pas de douleur.
« Nous voulons que les gens comprennent comment reconnaître cette maladie et comment la prévenir », a-t-il expliqué.

Il a présenté la sensibilisation comme une étape essentielle dans la lutte contre le cancer du sein.
Le médecin a aussi annoncé que des structures spécialisées, comme le Centre National de Lutte Contre le Cancer (CNOC), proposaient des consultations et des dépistages gratuits pendant le mois d’octobre.
Il a encouragé les participantes à se rapprocher des centres concernés pour s’informer sur les modalités d’accès à ces services.
Le diagnostic précoce, un enjeu de prise en charge
Le Dr Joseph Kalemba a souligné que la prise en charge du cancer du sein ne relève pas d’un seul spécialiste, mais nécessite l’intervention de plusieurs professionnels selon la nature et le stade de la maladie.
Il a expliqué qu’un diagnostic précoce peut faciliter la mise en place d’un traitement adapté, contrairement aux situations où la maladie est déjà avancée.

« Le traitement du cancer, ce n’est pas l’affaire d’un seul médecin. C’est pluridisciplinaire », a-t-il précisé.
Il a notamment évoqué le rôle des spécialistes dans les examens, le diagnostic et le choix du traitement.
Le Forum des jeunes filles a intégré la santé des adolescentes et des femmes parmi les enjeux de sensibilisation, aux côtés de la lutte contre le mariage d’enfants et de la promotion des droits des filles.
Le message du médecin a particulièrement insisté sur trois réflexes entre autres reconnaître les signes d’alerte, consulter sans tarder et s’informer sur les possibilités de dépistage.
Lydia Mangala


