Le cycliste congolais Miguel Masaisai poursuit son incroyable traversée de l’Afrique à vélo. Après avoir relié Goma à Kinshasa, il s’apprête à reprendre la route en direction du Maroc, avec un objectif de près de 14 000 kilomètres et un message de paix à porter à travers le continent.
Le défi change de dimension. Parti de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, le 1er mai dernier, Miguel Masaisai a atteint Kinshasa après une première étape particulièrement exigeante. Le cycliste congolais doit désormais poursuivre son périple vers le Maroc, à travers une quinzaine de pays africains.
Avant de reprendre la route, Masaisai a été reçu, mercredi 2 septembre, par le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu. Cette rencontre a permis au membre du gouvernement de saluer une initiative qui dépasse largement le cadre sportif.
Baptisé « Pedals for Peace », le projet de Miguel Masaisai repose sur une ambition simple : utiliser le vélo comme un moyen de faire voyager un message de paix. À travers les kilomètres parcourus, le cycliste veut mettre en avant l’unité, la résilience et l’espoir d’un peuple congolais confronté depuis plusieurs années aux conséquences des conflits dans l’est du pays.
À Kinshasa, Didier Budimbu s’est montré admiratif devant la détermination du cycliste. Le ministre s’est notamment intéressé aux conditions dans lesquelles ce long voyage doit se poursuivre, avec une attention particulière portée à la sécurité et aux formalités administratives, notamment l’obtention des visas nécessaires pour traverser les différents pays.
Le ministre des Sports a également assuré Miguel Masaisai de son accompagnement dans la suite de cette aventure. Didier Budimbu souhaite même voir cette traversée de près de 14 000 kilomètres faire son entrée dans le Guinness World Records, ce qui donnerait une dimension supplémentaire à un projet déjà symbolique.
Après avoir quitté Goma et traversé la RDC jusqu’à Kinshasa, Miguel Masaisai s’apprête donc à reprendre son vélo. Devant lui se dressent encore plusieurs milliers de kilomètres, de nouvelles frontières et de nombreux défis logistiques.
Mais au-delà de la performance, le cycliste congolais veut surtout faire entendre une voix. Celle d’une RDC qui aspire à la paix et d’un sport capable de rapprocher les peuples.
Le prochain coup de pédale sera donc dirigé vers le Maroc. Avec un vélo comme compagnon de route et la paix comme ligne d’arrivée.
Josaphat Mayi


