Le nouveau président de la Fédération congolaise de Karaté-Do (FECOKAT), Claude Tshisekedi, a été reçu ce vendredi 29 août 2026 par le ministre des Sports et Loisirs pour une séance de travail consacrée aux principaux défis et aux perspectives de développement du karaté en République démocratique du Congo.
Cette audience, qui a également servi de cadre à une première prise de contact, intervient à l’approche du Championnat d’Afrique de karaté, prévu en Algérie. Le président de la FECOKAT a, à cette occasion, sollicité l’accompagnement du ministère afin de permettre à la délégation congolaise de préparer et de participer à cette compétition dans de meilleures conditions.
Vers une identification nationale des pratiquants
Claude Tshisekedi a également plaidé pour une meilleure connaissance des effectifs du karaté à travers le pays. Il souhaite notamment la mise en place d’une base de données nationale permettant d’identifier les pratiquants, les entraîneurs et les différents acteurs de la discipline.
Cette proposition s’inscrit dans la dynamique engagée par le ministère des Sports en faveur d’une meilleure identification des sportifs congolais. Le ministère envisage notamment de s’appuyer sur un partenariat avec Toppan, spécialisé dans les solutions numériques d’identité et de gestion des données.
Une telle démarche devrait contribuer à améliorer le suivi des athlètes, la structuration des clubs et la planification des activités de la fédération.
Claude Tshisekedi, un dirigeant issu du haut niveau
Le nouveau président de la FECOKAT entend également s’appuyer sur son expérience d’ancien pratiquant de haut niveau pour impulser une nouvelle dynamique au sein de la discipline.
Claude Tshisekedi est notamment présenté comme le premier karatéka congolais à avoir participé à une phase finale de Coupe du monde de karaté, en 1996. Une expérience internationale qu’il entend mettre à profit pour renforcer la compétitivité du karaté congolais sur les scènes africaine et mondiale.
Au cours de son échange avec le ministre, il a également évoqué la question de l’éducation physique et sportive en milieu scolaire. Pour lui, cette discipline doit retrouver une place importante dans le parcours éducatif des jeunes.
L’école constitue, selon cette vision, un vivier essentiel pour détecter les talents, favoriser leur encadrement et préparer la relève du sport congolais.
Des priorités pour relancer la discipline
La préparation des compétitions internationales, l’identification des pratiquants et la relance du sport scolaire figurent ainsi parmi les principaux axes évoqués lors de cette rencontre.
Pour la nouvelle direction de la FECOKAT, l’objectif est désormais de traduire ces orientations en actions concrètes, afin d’améliorer l’encadrement des athlètes, renforcer la relève et accroître la présence du karaté congolais dans les compétitions internationales.
Cette audience marque ainsi le début d’une collaboration que la fédération souhaite plus étroite avec le ministère des Sports, dans l’ambition de bâtir une discipline mieux structurée, plus compétitive et capable de s’inscrire durablement dans le paysage sportif national.
Joséphine Mawete


