Après trois jours de formation et d’exercices pratiques autour de l’Agenda Jeunesse, Paix et Sécurité, les cinquante membres de la première cohorte des Ambassadeurs 2250 ont officiellement été certifiés mercredi 2 septembre au Mémorial du GENOCOST. Partenaire académique et technique du programme, l’Institut Di Angelo & Camille entend désormais accompagner ces jeunes au-delà de cette première étape. Son coordonnateur exécutif, Michel Bafiba, a insisté sur la nécessité de transformer les connaissances acquises en actions capables de produire un impact concret.
Pour l’Institut Di Angelo & Camille, la cérémonie de certification ne constitue pas un point final. Elle ouvre plutôt une nouvelle phase dans le parcours des jeunes désormais investis du statut d’Ambassadeurs 2250.

Dans son allocution, Michel Bafiba a réaffirmé la disponibilité de son institution à poursuivre son accompagnement auprès de cette première cohorte, notamment à travers des formations continues, des rencontres avec des experts et le renforcement de compétences dans plusieurs domaines stratégiques.
L’ambition, selon lui, est d’aider les jeunes à consolider les acquis obtenus durant ces trois jours et à développer leur capacité à intervenir de manière plus structurée dans le débat public et au sein de leurs communautés.
Au-delà de la certification, construire des compétences durables
L’accompagnement envisagé par l’Institut Di Angelo & Camille devrait s’étendre à plusieurs domaines, parmi lesquels les politiques publiques, la gouvernance, la gestion des projets ainsi que d’autres secteurs liés au développement.
Pour Michel Bafiba, la formation d’une jeunesse engagée ne peut se limiter à la transmission de connaissances théoriques. Elle doit également permettre aux bénéficiaires d’acquérir les outils nécessaires pour transformer leurs idées en initiatives concrètes.
L’Institut entend ainsi inscrire son partenariat avec le programme Ambassadeurs 2250 dans une logique de continuité.
« Nous sommes disposés à accompagner les Ambassadeurs 2250 dans la durée, notamment à travers les formations continues et les rencontres avec des experts », a indiqué le coordonnateur exécutif.
Cette approche rejoint la philosophie même du programme initié par la Dynamique Jeunesse Responsable (DYJERES), qui ambitionne de faire émerger des jeunes capables non seulement de comprendre les enjeux de paix et de sécurité, mais également de produire des propositions utiles.
L’après-formation, véritable terrain de mesure de leur engagement
L’un des messages centraux de l’intervention de Michel Bafiba s’adressait directement aux cinquante jeunes certifiés.
Pour lui, la réussite de cette première cohorte ne pourra être évaluée uniquement à travers le nombre de participants formés ou de certificats remis lors de la cérémonie.
Le véritable indicateur se trouvera dans la capacité des Ambassadeurs 2250 à poursuivre leur engagement une fois sortis du cadre de la formation.

« Le véritable succès de ce programme ne se mesurera donc pas uniquement au nombre de certificats remis. Il se mesurera à ce que vous serez capables de conduire après cette période », a-t-il souligné.
Une manière de rappeler que la certification obtenue au terme des trois jours ne constitue qu’une étape. L’essentiel reste à construire sur le terrain, à travers les initiatives, le plaidoyer, les projets communautaires et la participation des jeunes aux espaces de réflexion et de décision.
Transformer les compétences en résultats
Michel Bafiba a également insisté sur la chaîne qui doit désormais relier formation, compétences, action et résultats.
« Votre formation doit être dédiée aux compétences, les compétences doivent conduire à l’action, et votre action doit produire des résultats », a-t-il affirmé.
Ce message fait écho aux travaux réalisés durant la formation. Répartis en cinq groupes, les jeunes ont notamment élaboré et défendu des notes de politique publique autour des cinq piliers de la Résolution 2250 notamment la participation, la prévention, la protection, les partenariats, ainsi que le désengagement et la réintégration.
L’exercice avait précisément pour objectif de sortir d’une approche passive de la formation et d’amener les participants à analyser les problématiques, rechercher des données, construire des recommandations et défendre leurs propositions devant un jury.
L’Institut Di Angelo & Camille, qui a apporté son expertise académique et technique au programme, entend ainsi contribuer à renforcer cette capacité d’analyse et de production chez les jeunes.
Un partenariat qui se projette dans la durée
L’intervention de Michel Bafiba a laissé entrevoir une volonté de poursuivre le partenariat avec la DYJERES et le réseau naissant des Ambassadeurs 2250.
Dans un contexte où la première cohorte constitue le point de départ d’une ambition nationale appelée à s’étendre progressivement aux 26 provinces de la République démocratique du Congo, l’accompagnement technique et académique pourrait jouer un rôle important dans la consolidation du programme.
Pour les cinquante jeunes certifiés au Mémorial du GENOCOST, le défi commence donc après la cérémonie.
La formation est terminée, mais l’expérience devra désormais se traduire dans les communautés et les différents espaces où ces jeunes sont appelés à agir.
Selon Michel Bafiba, un programme de jeunesse ne prend toute sa valeur que lorsque les compétences acquises quittent la salle de formation pour produire un impact réel.
C’est sur ce terrain, celui de l’après-certification, que les premiers Ambassadeurs 2250 seront désormais attendus.
Lydia Mangala


