Dans une déclaration publiée samedi 18 juillet 2026, la Nouvelle Génération pour l’Émergence du Congo (NOGEC) se dit prête à participer au dialogue national annoncé, mais pose des préalables stricts notamment la libération de Constant Mutamba, l’arrêt des poursuites politiques, une décrispation générale et le retour sécurisé des exilés.
Le parti d’opposition accueille favorablement l’annonce d’un dialogue national inclusif, faite à l’issue de l’audience du 17 juillet entre le Chef de l’État et les responsables des confessions religieuses, notamment la CENCO et l’ECC. Si la formation se félicite de l’initiative, elle conditionne toutefois sa participation à des mesures de décrispation politique ciblées.
Dans son texte, la NOGEC salue le rôle de médiation des confessions religieuses, notamment la CENCO et l’ECC, dont l’expérience est, selon le parti, un atout pour rapprocher les différentes tendances politiques en vue de la réconciliation nationale et de la préservation de l’intégrité territoriale.
Le parti prévient cependant qu’aucun dialogue sincère, crédible et véritablement inclusif ne saurait se tenir dans un climat de persécution politique, d’acharnement judiciaire ou d’instrumentalisation de la justice à l’encontre des leaders de l’opposition. Pour restaurer la confiance entre les acteurs, la NOGEC exige des mesures d’apaisement préalables.
Les préalables posés par la NOGEC, détaillés dans le communiqué, se présentent comme suit :
– La libération immédiate et l’acquittement de l’Honorable Constant Mutamba, qualifié par le parti de guide idéologique et chef de file de l’opposition républicaine. La NOGEC dénonce sa condamnation, considère sa détention comme illégale et rappelle qu’il a fait l’objet de trois procès à caractère politique en l’espace d’une année.
– L’arrêt immédiat de l’acharnement judiciaire le visant, en particulier la tenue d’un troisième procès politique devant la même juridiction pour des faits politiquement motivés.
– L’extension de ces mesures de décrispation à l’ensemble des opposants politiques et des leaders d’opinion poursuivis ou privés de liberté dans un contexte d’instrumentalisation de la justice.
– Le retour libre et sécurisé des exilés politiques, afin de garantir la participation de toutes les sensibilités politiques à ce dialogue national.
La NOGEC affirme qu’elle soumettra son cahier de charges aux médiateurs désignés et qu’elle entend prendre toute sa place dans ce processus, avec un esprit d’ouverture et de patriotisme, tout en restant ferme sur la défense des principes démocratiques et de l’intérêt supérieur du peuple congolais.
En clair, la NOGEC se positionne en faveur du dialogue annoncé, mais transforme son adhésion en un test politique par lequel les autorités et les médiateurs devront d’abord satisfaire les exigences de décrispation pour que les assises soient perçues comme sincères et véritablement inclusives.

Joëlle Luniongo


