La République démocratique du Congo entend renforcer les actions en faveur des femmes rurales, confrontées à des difficultés d’accès à la terre, au financement agricole et aux infrastructures. C’est dans cette perspective que la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a lancé, jeudi 15 octobre 2026, les activités de la quinzaine consacrée à la Journée internationale de la femme rurale, sur le site Monaparadis, à N’djili Brasserie, dans la commune de Kimbanseke, à Kinshasa.
La cérémonie a réuni des femmes rurales venues de différents quartiers du district de la Tshangu, ainsi que des responsables institutionnels, dont le ministre provincial du Genre de Kinshasa, la secrétaire générale au Genre et le bourgmestre de Kimbanseke.
Placée sous le thème « L’émancipation des femmes rurales. Construire un avenir résilient avec Beijing +30 », cette édition met en lumière la contribution des femmes rurales à la sécurité alimentaire, au développement économique et à la préservation de l’environnement.
Dans son allocution, Micheline Ombae a rappelé leur rôle dans l’approvisionnement des centres urbains, la protection de la biodiversité et la sauvegarde des terres. Elle a néanmoins souligné les difficultés qui freinent leur autonomisation, notamment l’accès limité à la propriété foncière et aux crédits agricoles, l’insuffisance des infrastructures de desserte et l’insécurité dans plusieurs provinces du pays.
Face à ces défis, la ministre a appelé à renforcer les initiatives capables d’améliorer durablement les conditions de travail et les possibilités économiques des femmes rurales.
En collaboration avec le ministère du Développement rural, les partenaires techniques et financiers, les organisations de la société civile et le secteur privé, plusieurs activités sont annoncées durant cette quinzaine.
Le programme prévoit des ateliers de sensibilisation, la distribution d’intrants agricoles résilients ainsi que des actions de plaidoyer visant à faciliter l’accès des femmes rurales à la terre et à renforcer leur participation aux instances de décision.

« Investir dans la femme rurale congolaise, c’est investir dans l’autosuffisance alimentaire de la RDC et dans la protection de notre écosystème global », a déclaré Micheline Ombae, invitant les partenaires au développement et les acteurs communautaires à transformer leurs engagements en actions concrètes et durables.
En marge de la cérémonie, la ministre a remis un lot de pagnes aux femmes rurales présentes avant de visiter leurs stands d’exposition. Ces espaces ont permis de présenter différentes productions et de mettre en valeur le savoir-faire de ces actrices de l’économie locale.
À travers cette quinzaine, le ministère du Genre, Famille et Enfant entend ainsi placer l’autonomisation des femmes rurales au cœur des enjeux de résilience, de sécurité alimentaire et de développement durable en RDC.
Lydia Mangala


