Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a officiellement annoncé, ce dimanche 26 juillet 2026, la candidature du Professeur Ézéchiel Amani Cirimwami aux fonctions de juge à la Cour pénale internationale (CPI). L’élection est prévue en décembre 2026, à l’occasion de la vingt-cinquième session de l’Assemblée des États parties au Statut de Rome.
Dans un communiqué rendu public par le ministère de la Communication et Médias, l’Exécutif souligne que cette candidature traduit l’attachement de la RDC aux principes du Statut de Rome ainsi que son engagement en faveur de la primauté du droit, du multilatéralisme et d’une justice internationale indépendante, impartiale et efficace.
Selon le Gouvernement, cette démarche repose sur la conviction que la lutte contre l’impunité, la protection des victimes, le respect des droits de la défense et les garanties d’un procès équitable constituent des piliers essentiels pour une paix durable.
Un profil expérimenté en droit international
Le communiqué met en avant le parcours du Professeur Ézéchiel Amani Cirimwami, magistrat de carrière, enseignant de droit international et praticien du contentieux international. Fort de plus de quinze années d’expérience juridique, il a exercé les fonctions de juge avant d’occuper celles de procureur en République démocratique du Congo.
Son expérience s’étend également aux juridictions internationales, où il est intervenu en qualité de conseil. Il a par ailleurs contribué au développement du droit international en tant que délégué plénipotentiaire et membre du Comité de rédaction lors de la Conférence diplomatique de Ljubljana.
Une candidature fondée sur les critères de la CPI
Le Gouvernement estime que cette expérience multidimensionnelle confère au candidat une connaissance approfondie des exigences de la fonction judiciaire, notamment en matière d’évaluation des preuves, de conduite des procédures, de motivation des décisions et de travail collégial.
Les autorités congolaises considèrent ainsi que son parcours répond aux qualités de compétence, d’indépendance, d’impartialité et d’intégrité requises pour exercer les fonctions de juge à la Cour pénale internationale.
En présentant cette candidature à l’appréciation des États parties, le Gouvernement réaffirme sa volonté de contribuer au renforcement de l’indépendance, de l’autorité et de l’efficacité de la Cour, dans le respect de son mandat et des dispositions du Statut de Rome.
L’élection des nouveaux juges de la Cour pénale internationale interviendra en décembre 2026 lors de l’Assemblée des États parties, qui réunit les pays ayant ratifié le Statut de Rome.

Joséphine Mawete


