La Direction nationale de contrôle, de préparation de la paie et de maîtrise des effectifs des enseignants et du personnel administratif (DINACOPE) poursuit l’assainissement du fichier de paie du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté. Au total, 148 enseignants et agents administratifs ont été démécanisés pour avoir intégré la base de données sans suivre la procédure régulière.
L’annonce a été faite mercredi 26 août 2026 à Kinshasa par le Directeur national de la DINACOPE, Vital Lumbala, lors des assises de la Revue annuelle de performance (RAP).
Pour cette structure chargée notamment de la maîtrise des effectifs dans le secteur éducatif, l’objectif est de garantir que les ressources publiques destinées à la rémunération des enseignants bénéficient effectivement aux personnes qui remplissent les conditions légales.
Vital Lumbala a expliqué que cette opération s’inscrit dans une démarche plus large de contrôle et de rationalisation des effectifs.
« La DINACOPE est garante de la maîtrise des effectifs des enseignants du ministère. Vous avez vu qu’il y a 148 enseignants et administratifs que nous avions démécanisés. Nous les avons enlevés parce que ce sont des gens qui sont entrés directement dans la base de données sans passer par la procédure régulière », a déclaré le Directeur national.
Outre les cas d’intégration irrégulière dans le fichier de paie, l’opération vise également à identifier les personnes qui continueraient à percevoir une rémunération alors qu’elles ne sont plus effectivement en situation de travail.
Sont notamment concernés les cas de décès, de désertion ou encore d’absences prolongées. La DINACOPE entend ainsi renforcer le contrôle afin d’éviter que des salaires soient versés indûment à des agents absents pendant de longues périodes.
L’autre volet majeur présenté par le Directeur national concerne la digitalisation progressive du contrôle physique des enseignants.
Selon Vital Lumbala, ce processus est déjà en cours de déploiement. Les antennes et provinces sont progressivement équipées afin de permettre un contrôle numérique et une transmission plus rapide des informations.
La nouvelle procédure prévoit notamment la prise de photographie des enseignants et la production d’une signature numérisée. Les données collectées pourront ainsi remonter directement depuis les établissements scolaires vers les différents niveaux de la DINACOPE.
« Nous sommes sur la digitalisation du contrôle physique. On est en train d’équiper les antennes et les provinces du matériel qu’il faut pour adapter le contrôle à la digitalisation. Au même moment qu’on contrôle à l’école, directement nous sommes informés ici », a-t-il expliqué.
Cette évolution devrait progressivement réduire les limites des anciens systèmes de contrôle et permettre une meilleure détection des irrégularités dans la gestion des effectifs.
L’assainissement du fichier de paie et la digitalisation du contrôle s’inscrivent dans le cadre du Plan quinquennal 2024-2029 du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté.
Cette démarche répond particulièrement au deuxième principe directeur de ce plan, consacré au renforcement de l’administration éducative à travers la rationalisation des processus, l’amélioration de la gestion des ressources et le suivi renforcé des structures du secteur.
La DINACOPE ambitionne de disposer d’un fichier plus fiable et actualisé, permettant à l’État de mieux maîtriser les effectifs et d’assurer une utilisation plus rigoureuse des ressources publiques destinées au personnel de l’Éducation nationale.
Lydia Mangala


