Il y a des départs qui ressemblent à une fin de match. Et puis il y a ceux qui ferment une époque entière. Ce lundi 31 août 2026, Lionel Messi a choisi de poser définitivement son maillot de l’Argentine. À 39 ans, celui qui aura porté les rêves de tout un peuple pendant plus de vingt ans annonce sa retraite internationale, laissant derrière lui une histoire faite de douleurs, de combats, de larmes et, finalement, de gloire.
Dans un message bouleversant publié sur ses réseaux sociaux, le capitaine de l’Albiceleste a trouvé les mots pour quitter cette sélection qu’il n’a jamais cessé d’aimer. Une décision mûrie après la finale de la Coupe du monde 2026, perdue face à l’Espagne, et renforcée par le décès récent de son père.
« Après tout ce temps écoulé depuis la finale et après y avoir beaucoup réfléchi, je veux annoncer à tout le monde que je prends ma retraite de l’équipe nationale », a-t-il écrit.

Ce n’est pas un départ léger. Messi ne cache ni sa douleur ni l’attachement viscéral qui le lie au maillot bleu et blanc.
« C’est une décision qui m’a fait mal et qui me fait encore profondément souffrir, mais je comprends que c’est le bon moment », a-t-il confié.
Deux jours après la finale mondiale du 19 juillet, Messi avait déjà couché sa décision sur papier. Mais les événements personnels survenus par la suite ont fini par conforter sa conviction.
« J’avais écrit ces mots le 21 juillet, deux jours après la finale. Aujourd’hui, après ce qui est arrivé à mon père, je suis encore plus convaincu de ma décision », a-t-il précisé.
Alors, après avoir traversé toutes les émotions possibles avec son pays, Lionel Messi a choisi de s’arrêter. Non pas parce qu’il n’aime plus cette sélection, mais peut-être justement parce qu’il lui a tout donné.
« Je me suis vidé, je n’ai plus rien à donner. De jeunes joueurs incroyables arrivent et méritent désormais leur chance », a-t-il lancé.

Une phrase simple, mais lourde de sens. Celle d’un homme qui part en regardant derrière lui sans regret, conscient d’avoir été jusqu’au bout de lui-même.
Lorsqu’il fait ses débuts avec l’Argentine en 2005, Lionel Messi n’imagine probablement pas encore l’histoire qui l’attend. Pendant deux décennies, il deviendra tour à tour l’enfant prodige, l’immense espoir, le joueur critiqué, le capitaine incompris, puis enfin le héros que toute une nation attendait.
Avec 207 sélections et 125 buts, Messi quitte l’Albiceleste comme le joueur le plus capé et le meilleur buteur de l’histoire de la sélection. Son palmarès international comprend notamment la Copa América 2021, la Finalissima 2022 et surtout la Coupe du monde remportée au Qatar en 2022.
Mais avant les trophées, il y a eu les blessures. La finale du Mondial perdue en 2014. Les désillusions en Copa América. Puis cette première retraite annoncée en 2016, avant qu’il ne revienne finalement répondre à l’appel de son pays.
Et quelle réponse. L’homme qui avait longtemps couru après un grand titre avec l’Argentine allait finalement conduire son peuple vers les sommets. Le sacre mondial de 2022 restera probablement l’image éternelle de cette relation parfois tumultueuse entre Messi et son pays, celle d’un enfant de Rosario, enfin sur le toit du monde avec l’Argentine.
Dans son message d’adieu, Messi tient à rappeler que son histoire avec l’Argentine ne se résume pas aux années de gloire.
« J’ai toujours tout donné pour ce maillot, pas seulement durant ces dernières années où nous avons tout gagné, mais également avant », a-t-il insisté.
Car avant d’être le champion du monde adulé, Messi a connu les critiques, les défaites et parfois même le poids écrasant des comparaisons avec Diego Maradona. Mais il est resté. Il est revenu. Il a continué. Et il a fini par gagner.
Aujourd’hui, il part avec cette sérénité que seuls connaissent ceux qui ont accompli ce qu’ils avaient à accomplir.
Lionel Messi ne jouera plus pour l’Argentine. Pourtant, dans ses mots, il est impossible de trouver une véritable séparation.
« J’aime, j’ai aimé et j’aimerai toujours faire partie de l’équipe nationale », a-t-il écrit.
Désormais, son rôle sera différent.
« Je serai simplement l’un des vôtres, toujours derrière l’Argentine, dans les bons moments et surtout dans les mauvais », a-t-il assuré.
Le capitaine devient supporter. La légende quitte la pelouse, mais reste dans les tribunes, avec le même amour pour ce drapeau qu’il a défendu pendant plus de vingt ans.
Il remercie sa famille, ses entraîneurs, ses coéquipiers et surtout ces supporters qui ont vécu chaque victoire et chaque défaite avec lui.
« Je repars avec des souvenirs inoubliables et la fierté de savoir qu’ensemble, nous vous avons offert des moments dont vous ne pouviez que rêver », a-t-il déclaré.

« Merci à Dieu de m’avoir fait Argentin. Allez l’Argentine ! », a-t-il conclu, comme une dernière déclaration d’amour à son pays.
Le dernier match de Messi avec l’Argentine restera donc cette finale mondiale de 2026. Une défaite qui aurait pu laisser un goût amer à son histoire internationale, mais qui ne saurait effacer tout ce qui a été construit avant. Car certaines histoires sont plus grandes que leur dernière page.
Lionel Messi quitte l’Argentine après avoir connu les doutes et les sommets, les larmes et les célébrations, les critiques et l’amour absolu d’un peuple. Il part après avoir transformé une quête presque obsessionnelle en une histoire de rédemption.
Le football argentin devra désormais apprendre à avancer sans lui. Quant à Messi, il poursuivra sa carrière en club avec l’Inter Miami. Mais pour l’Albiceleste, quelque chose vient définitivement de changer.
Ce lundi 31 août 2026, Lionel Messi a refermé l’un des plus grands chapitres de l’histoire du football. Et cette fois, l’Argentine devra apprendre à chanter sans son éternel numéro 10 sur la pelouse.
Lydia Mangala


