Une version des faits parvenue à notre rédaction fait état du meurtre de Pazza Kivuvu, cambiste et vendeur d’accessoires de téléphonie, tué à la suite d’une attaque armée survenue il y a une semaine dans la commune de N’Sele, à Kinshasa.
Selon les informations recueillies auprès de plusieurs témoignages concordants, le drame s’est produit il y’a une semaine, aux environs de 18 heures, au quartier Camp PM. La victime, qui tenait un kiosque de vente d’accessoires et exerçait également des activités de mobile money, rentrait chez elle en compagnie de son épouse après sa journée de travail.
Comme à son habitude, Pazza Kivuvu aurait emprunté un raccourci pour rejoindre son domicile. C’est sur ce trajet que le couple aurait été intercepté par trois hommes armés.
D’après les témoignages, l’un des assaillants aurait braqué une arme au niveau du cou de la victime en lui ordonnant de remettre le sac contenant l’argent de ses activités. Face à cette menace, Pazza Kivuvu aurait tenté de résister.
C’est alors que l’un des agresseurs aurait ouvert le feu. Le projectile l’a atteint à la gorge avant de ressortir par l’arrière, le blessant grièvement.

Transporté en urgence à l’hôpital militaire du Camp Kokolo, il a ensuite été transféré à l’hôpital HJ de Limete afin d’y recevoir des soins plus spécialisés. Malgré les efforts du personnel médical, il n’a pas survécu à ses blessures.
Ce drame relance les inquiétudes des habitants de N’Sele face à l’insécurité grandissante dans certains quartiers de la capitale, où les cambistes, commerçants et opérateurs de mobile money figurent de plus en plus parmi les cibles privilégiées des criminels en raison des importantes sommes d’argent qu’ils manipulent quotidiennement.
À ce stade, les circonstances exactes de cette attaque restent à être établies par les services compétents. Aucune communication officielle des autorités n’a encore été rendue publique sur cette affaire, tandis que les auteurs de cette attaque seraient toujours en fuite.
La disparition de Pazza Kivuvu suscite une vive émotion parmi ses proches, ses clients et les habitants du quartier, qui appellent à l’ouverture d’une enquête afin que les responsables soient identifiés et traduits en justice.
Lydia Mangala


