La Journée internationale de la fille a coïncidé, à Kinshasa, avec la clôture de la 12ᵉ édition du Forum international des élites féminines (FIEF). À cette occasion, 350 filles venues des 26 provinces de la République démocratique du Congo et de plusieurs pays africains ont réaffirmé leur engagement en faveur de la défense de leurs droits et de la construction d’un avenir meilleur.
Placée sous le thème international « Mettre fin au mariage des enfants et investir dans les droits des filles » et le thème national « La RDC est résolument engagée dans la promotion des droits des filles pour un avenir assuré », cette double célébration a remis au centre des échanges les enjeux liés à la protection, à l’éducation, à la santé et à l’autonomisation des filles.
La cérémonie de clôture s’est déroulée sous la présidence de la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae, en présence de Goulé Koudji, secrétaire d’État à l’Éducation de la République du Tchad, ainsi que des représentants de la société civile et des agences du système des Nations unies.
Des engagements à traduire en actions concrètes
Prenant la parole à cette occasion, Micheline Ombae a insisté sur la nécessité de dépasser les déclarations d’intention pour apporter des réponses concrètes aux défis auxquels les filles sont confrontées.
La protection de leurs droits, la lutte contre le mariage des enfants et la création de conditions favorables à leur épanouissement demeurent des priorités pour leur permettre de réaliser pleinement leur potentiel.
Au-delà des engagements institutionnels, cette rencontre a rappelé que chaque fille doit pouvoir accéder à une éducation de qualité, bénéficier de soins de santé adaptés, vivre à l’abri des violences et disposer des moyens nécessaires pour participer activement au développement de sa communauté.
Les filles réclament une place dans les décisions
De leur côté, les participantes ont porté un message sans équivoque : elles entendent être actrices de leur propre avenir et souhaitent voir les engagements politiques se traduire par des mécanismes de protection efficaces et des possibilités réelles d’épanouissement.
Cette mobilisation a également mis en lumière l’importance de leur participation aux décisions qui concernent leur vie, leur avenir et leur place dans la société.

« Les filles ne sont pas seulement les femmes de demain, elles sont les citoyennes d’aujourd’hui, et leurs droits ne peuvent attendre », résume le message porté lors de cette double célébration.
À travers cette initiative, la RDC réaffirme ainsi l’importance de renforcer les efforts en faveur des droits des filles, dans un contexte où la lutte contre les mariages précoces et les inégalités de genre exige une mobilisation durable des pouvoirs publics, des familles, de la société civile et des partenaires au développement.
La clôture du FIEF et la célébration de la Journée internationale de la fille auront ainsi servi de tribune pour rappeler qu’investir dans les filles, c’est aussi investir dans l’avenir du pays.
Joséphine Mawete


