Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a rendu sa décision en faveur du technicien franco-marocain Abdeslam Ouaddou, condamnant l’AS Vita Club à lui verser une somme globale de plus de 600 000 euros.
Le litige est l’aboutissement d’un bras de fer judiciaire qui a duré plusieurs mois. Après son départ de Kinshasa, Abdeslam Ouaddou avait saisi la FIFA pour dénoncer une résiliation abusive de son contrat ainsi que le non-paiement de ses arriérés de salaire. L’affaire a ensuite été portée devant le TAS, basé à Lausanne, qui a confirmé la responsabilité du club kinois dans cette rupture anticipée du contrat.
Le technicien a dirigé les Dauphins Noirs du 11 janvier au 14 septembre 2024, date de son départ. Son aventure à la tête de V.Club s’est achevée après une défaite (2-0) face aux Sud-Africains de Stellenbosch FC, au deuxième tour préliminaire de la Coupe de la Confédération de la CAF. À l’époque, l’ancien international marocain avait publiquement dénoncé le manque d’infrastructures ainsi que plusieurs dysfonctionnements structurels au sein du club.

Sur le plan sportif, son passage reste toutefois marqué par un bilan positif. En huit mois, Abdeslam Ouaddou a conduit l’AS Vita Club au sacre en Coupe du Congo 2024, offrant ainsi au club une qualification pour les compétitions interclubs de la CAF. Malgré ce succès, les tensions internes et les promesses non tenues concernant les conditions de travail ont progressivement détérioré les relations entre l’entraîneur et la direction.
Cette condamnation de plus de 600 000 euros représente un sérieux revers pour les finances de l’AS Vita Club. Déjà confrontée à plusieurs difficultés administratives et juridiques ces dernières années, la direction du club devra désormais honorer cette décision, sous peine de s’exposer à d’éventuelles sanctions disciplinaires supplémentaires.
Josaphat Mayi


