Faire de la coordination un levier d’efficacité. C’est l’objectif affiché par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, à l’ouverture, mardi 1er septembre 2026 à l’hôtel Memling à Kinshasa, de la 3ᵉ édition de l’atelier d’harmonisation des Agendas-Programmes des intervenants dans le commerce transfrontalier en République démocratique du Congo.
Pendant trois jours, représentants du Gouvernement, autorités provinciales, société civile, petits commerçants transfrontaliers ainsi que partenaires techniques et financiers sont réunis pour mettre en cohérence leurs interventions et mieux orienter les actions destinées à faciliter les échanges aux frontières.
Au cœur de cette rencontre figure la mise à contribution d’une cartographie actualisée des interventions dans le secteur du commerce transfrontalier. L’outil doit permettre au Gouvernement d’avoir une vision plus précise des différents projets en cours, de leurs zones d’intervention, de leurs domaines d’action, des ressources mobilisées et des résultats attendus.
Pour Julien Paluku, cette meilleure connaissance du paysage des interventions doit permettre d’éviter les chevauchements, de repérer les secteurs encore insuffisamment couverts et d’améliorer la complémentarité entre les différents acteurs.
« La cartographie actualisée des interventions devra nous permettre de savoir précisément qui intervient où, dans quel domaine, avec quelles ressources et pour quels résultats », a expliqué le ministre.
Le Gouvernement entend également réorienter les interventions vers les besoins effectivement exprimés dans les territoires transfrontaliers.
Les projets mis en œuvre avec l’appui des partenaires techniques et financiers sont ainsi appelés à davantage tenir compte des priorités des communautés vivant et travaillant aux frontières, notamment les petits commerçants transfrontaliers.

L’objectif est de faire du commerce transfrontalier un véritable instrument de développement économique, mais également un moyen d’améliorer concrètement les conditions de vie des populations.
Cette démarche s’inscrit dans la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui entend faire des frontières congolaises de véritables espaces d’échanges, d’intégration économique et de développement.
Dans cette perspective, la facilitation des échanges ne se limite plus aux seuls enjeux commerciaux. Elle touche également à l’emploi, aux revenus des populations, à la circulation des biens et à l’intégration des territoires frontaliers dans les dynamiques économiques régionales.
Les trois jours de travaux permettront notamment aux participants de mieux s’approprier les orientations et priorités du Gouvernement en matière de commerce transfrontalier et de facilitation des échanges.
À l’issue de l’atelier, une feuille de route doit être élaborée afin d’identifier les actions prioritaires à mettre en œuvre pour le dernier trimestre 2026 et l’année 2027.
Pour Julien Paluku, ll s’agit désormais de transformer la coordination en résultats mesurables.
« Notre ambition est simple et exigeante : mieux coordonner pour mieux agir, mieux orienter pour mieux investir et mieux mesurer pour produire davantage de résultats », a-t-il déclaré.
Une orientation qui place ainsi la cohérence des interventions, l’efficacité des investissements et l’impact sur les populations au cœur de la nouvelle dynamique voulue pour le commerce transfrontalier en RDC.
Lydia Mangala


