Une alerte concernant un cas suspect de maladie à virus Ebola (MVE), signalé dans la commune de Lemba à Kinshasa, a été rapidement investiguée puis invalidée par les autorités sanitaires. L’enquête menée par les équipes de la Division provinciale de la santé (DPS) de Kinshasa et du Centre des opérations d’urgence de santé (COUSP) n’a établi aucun lien épidémiologique avec la flambée d’Ebola actuellement en cours en République démocratique du Congo.
Selon l’Institut national de santé publique (INSP), les informations recueillies au cours de l’investigation ont permis d’écarter cette alerte.

« À l’issue de l’investigation et sur la base des informations disponibles, l’alerte a été invalidée. Aucun lien épidémiologique avec la flambée en cours n’a été établi », précise l’INSP.
Si l’alerte s’est finalement révélée négative, son investigation a permis de tester et de renforcer le dispositif de surveillance dans un contexte sanitaire marqué par la circulation du virus dans plusieurs provinces du pays.
L’intervention des équipes sanitaires a notamment permis de renforcer les capacités du personnel des Cliniques universitaires de Kinshasa (CUK) dans plusieurs domaines essentiels de la réponse aux urgences sanitaires.
La surveillance épidémiologique, le triage et l’orientation des patients, la notification précoce des alertes ainsi que l’application correcte des définitions de cas ont notamment été renforcés. Les mesures de prévention et de contrôle des infections (PCI) ont également fait l’objet d’une attention particulière.
Pour l’INSP, chaque alerte constitue ainsi une occasion de vérifier la capacité du système sanitaire à détecter rapidement une éventuelle menace et à y répondre efficacement.
« Une alerte investiguée est une menace mieux maîtrisée », souligne l’institut.

Cette invalidation intervient alors que la RDC fait face à une flambée d’Ebola qui touche actuellement six provinces. Dans ce contexte, les autorités sanitaires maintiennent leur dispositif de surveillance afin d’identifier rapidement tout nouveau cas suspect et d’éviter une éventuelle propagation.
L’INSP insiste ainsi sur trois éléments essentiels notamment la vigilance, la détection précoce et l’investigation rapide. Même lorsqu’une alerte est finalement invalidée, sa prise en charge rapide permet de renforcer les réflexes des équipes et de maintenir le niveau de préparation nécessaire face aux urgences sanitaires.
À Lemba, l’alerte n’a donc pas confirmé la présence d’un cas lié à la flambée en cours. Mais son investigation rappelle que face à Ebola, toute alerte doit être prise au sérieux, vérifiée rapidement et documentée avant toute conclusion.
Lydia Mangala


