Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a reçu, mercredi 8 juillet 2026 à Kinshasa, une délégation du Syndicat national des médecins (SYNAMED) venue lui soumettre ses préoccupations relatives à la sécurité des médecins et aux procédures judiciaires impliquant certains de ses membres.
Au cours de cette audience, les responsables du syndicat ont plaidé pour une meilleure protection des professionnels de santé face aux arrestations qu’ils jugent arbitraires, estimant que les médecins doivent pouvoir exercer leur mission dans un climat de sécurité et dans le respect de leurs droits.

En réponse, Guillaume Ngefa a assuré que le Gouvernement demeure déterminé à faire respecter la loi et à garantir la protection de tous les citoyens, y compris les personnels de santé. Il a souligné que les médecins, en raison de leur rôle essentiel dans la prise en charge de la population, doivent exercer leurs fonctions en toute sécurité et que toute atteinte à leur intégrité ne saurait être tolérée.
Cette rencontre a également été marquée par la remise officielle de la personnalité juridique au SYNAMED, une reconnaissance obtenue trente ans après la création du syndicat. Pour le ministre de la Justice, cette étape renforce le cadre légal de l’organisation, consolide son action syndicale et ouvre la voie à un dialogue institutionnel plus structuré entre les pouvoirs publics et les représentants des médecins, dans le respect de l’État de droit.
Cette audience intervient dans un contexte social tendu au sein du secteur de la santé. Depuis le 24 juin dernier, les médecins des services publics observent un mouvement de grève pour réclamer le respect des engagements pris par le Gouvernement.
Face à l’absence de réponses jugées satisfaisantes, le SYNAMED a durci son mouvement en lançant, depuis le 7 juillet, l’opération « Hôpitaux sans médecins », prévue jusqu’au 16 juillet sur l’ensemble du territoire national, à l’exception des provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, en raison de leur contexte sécuritaire et sanitaire particulier.
Durant cette période, seuls les services d’urgence et les banques de sang restent opérationnels dans les établissements publics de santé concernés.
Le syndicat continue de réclamer notamment l’amélioration des conditions de travail des médecins, l’application effective des accords conclus avec le Gouvernement ainsi que l’ouverture d’un dialogue susceptible de mettre fin à cette crise sociale qui perturbe le fonctionnement de nombreux hôpitaux du pays.
Lydia Mangala


