La coopération entre la République démocratique du Congo et l’Autriche s’est invitée dans les échanges diplomatiques à New York. En marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, la ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, s’est entretenue mardi 22 septembre avec son homologue autrichienne, Beate Meinl-Reisinger. Les discussions ont porté sur la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, les processus de paix de Washington et de Doha ainsi que sur les perspectives de coopération entre Kinshasa et Vienne.
Les deux responsables ont notamment abordé les enjeux sécuritaires liés à la situation dans l’Est de la RDC et les efforts diplomatiques engagés pour parvenir à une paix durable.
Thérèse Kayikwamba Wagner a réaffirmé l’importance des processus de Washington et de Doha, deux cadres dans lesquels Kinshasa poursuit ses démarches diplomatiques en faveur d’une issue politique à la crise sécuritaire.
Ces échanges s’inscrivent dans une intense séquence diplomatique menée par la RDC en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, consacrée notamment aux questions de paix et de sécurité dans la région des Grands Lacs.
La rencontre revêt également une dimension multilatérale particulière. La RDC et l’Autriche siégeront conjointement au Conseil de sécurité des Nations Unies en 2027, offrant aux deux pays une perspective de concertation renforcée sur les questions liées à la paix et à la sécurité internationales.
Kinshasa et Vienne entendent ainsi intensifier leur dialogue sur les dossiers inscrits à l’agenda du Conseil de sécurité et renforcer leur coordination sur les enjeux d’intérêt commun.
Thérèse Kayikwamba a également mis en avant le potentiel économique de la relation entre les deux pays.
La ministre d’État a encouragé le renforcement des investissements autrichiens en RDC, notamment dans des secteurs considérés comme stratégiques : hydroélectricité, infrastructures, transports et technologies.
Cette orientation ouvre un autre volet à la coopération RDC–Autriche, avec l’ambition de développer des partenariats économiques parallèlement au dialogue diplomatique.
Entre enjeux sécuritaires, coordination multilatérale et perspectives économiques, la rencontre de New York traduit ainsi la volonté affichée par Kinshasa et Vienne de renforcer leurs échanges.
À l’approche de leur présence commune au Conseil de sécurité en 2027, les deux pays disposent d’un nouveau cadre pour approfondir leur concertation sur les questions de paix, tout en explorant de nouvelles opportunités de coopération économique.
Lydia Mangala


