La militante Christelle Kiakuba a exprimé son soutien à la Première Dame de la République démocratique du Congo, Denise Nyakeru Tshisekedi, dénonçant les attaques et propos jugés irrespectueux dont cette dernière fait l’objet sur les réseaux sociaux. Elle appelle à défendre le respect de la dignité humaine, au-delà des divergences politiques et idéologiques.
Dans une déclaration rendue publique à l’approche d’une mobilisation annoncée pour le jeudi 13 août 2026 à Kinshasa, Christelle Kiakuba a pris position contre le cyberharcèlement visant la Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi.
Pour elle, les divergences d’opinions, aussi légitimes soient-elles dans une société démocratique, ne devraient pas conduire aux attaques personnelles, aux injures ou à des comportements portant atteinte à la dignité d’autrui.
« Pas seulement parce qu’elle est la Très Distinguée Première Dame de notre pays, mais aussi parce qu’elle est une mère, une femme et une véritable source d’inspiration, comme notre pays en a rarement connu depuis l’indépendance », a déclaré Christelle Kiakuba.
Elle estime ainsi que le statut institutionnel de Denise Nyakeru Tshisekedi n’est pas la seule raison justifiant le respect qui lui est dû. Christelle Kiakuba met également en avant sa qualité de femme et son engagement dans différentes causes sociales.

« Elle mérite le respect et la considération de tous, malgré les divergences d’opinions, qui sont la règle dans une démocratie », insiste-t-elle.
Une mobilisation annoncée le 13 août
Cette déclaration intervient alors qu’une action citoyenne contre le cyberharcèlement visant la Première Dame est annoncée à Kinshasa sous le slogan « Trop, c’est trop ! Nous réclamons une action en justice ».
Selon le programme diffusé par les organisateurs, le rassemblement débutera à 10 heures à l’Espace Royal. Il sera suivi du dépôt d’un mémorandum au Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) à 11 heures, puis au ministère de la Justice à midi.
À 14 heures, les organisateurs prévoient également la lecture d’une déclaration de soutien à Denise Nyakeru Tshisekedi devant le siège de la Fondation LONA.
À travers cette mobilisation, les initiateurs disent vouloir réclamer une réponse des institutions compétentes face au cyberharcèlement, tout en insistant sur le respect des procédures légales.
La prise de position de Christelle Kiakuba remet ainsi au centre du débat une question plus large : jusqu’où peut aller la liberté d’expression dans l’espace numérique sans basculer dans l’atteinte à la dignité d’une personne ? Dans une démocratie, la critique des personnalités publiques demeure légitime, mais elle s’exerce dans le cadre fixé par la loi et ne saurait, selon les initiateurs de cette mobilisation, justifier le harcèlement ou les attaques personnelles.
Joséphine Mawete


