Une avancée significative a été enregistrée dans le dossier des revendications des enseignants de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU). À l’issue d’une réunion tenue ce mercredi avec le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, les représentants des principales organisations syndicales ont annoncé qu’ils proposeront à leurs Assemblées générales la suspension du mouvement de grève, privilégiant la poursuite du dialogue avec le Gouvernement.
Cette rencontre a réuni notamment l’Association des Professeurs de l’Université de Kinshasa (APUKIN) et l’Intersyndicale des Professeurs des Universités du Congo (IRAPUCO). Elle s’inscrit dans la volonté de l’Exécutif de maintenir un dialogue permanent avec les partenaires sociaux afin de trouver des solutions concertées aux préoccupations du secteur.
Au cours des échanges, les syndicats ont rappelé leurs principales revendications, parmi lesquelles l’application progressive du barème de Bibwa, l’amélioration des rémunérations, la mise en œuvre de la paie complémentaire, le paiement de la prime de recherche ainsi que la question des véhicules destinés aux professeurs.
En réponse, le ministre des Finances a apporté des précisions sur l’état d’avancement de chacun de ces dossiers. Il a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à répondre progressivement aux attentes des enseignants, tout en veillant au respect des équilibres budgétaires et des règles de gestion des finances publiques.
Concernant la paie complémentaire, les deux parties se sont accordées sur un premier paiement au cours du mois de juillet, suivi d’une seconde phase prévue en septembre. S’agissant du nouveau barème salarial, Doudou Fwamba a expliqué qu’un processus de contrôle et d’assainissement des effectifs est actuellement en cours afin de dégager les ressources nécessaires à une mise en œuvre progressive dès le quatrième trimestre 2026.

À l’issue de la rencontre, les représentants syndicaux ont salué la qualité des échanges et les explications fournies par le ministre. Ils ont également reconnu que le traitement de leurs revendications implique plusieurs institutions de l’État, estimant que les incompréhensions relatives au rôle du ministère des Finances ont été levées.
Au regard des engagements pris de part et d’autre, les responsables syndicaux ont annoncé qu’ils soumettront à leurs Assemblées générales une proposition de suspension de la grève. Ils ont toutefois précisé que la décision définitive appartient aux instances délibérantes de leurs organisations.
Cette évolution traduit la volonté du Gouvernement, sous l’impulsion du président de la République Félix Tshisekedi et de la Première ministre Judith Suminwa, de préserver un climat social apaisé à travers le dialogue, la concertation et la recherche de solutions durables, en tenant compte des capacités financières de l’État.
Joséphine Mawete


