La Dynamique Jeunesse Responsable (DYJERES) a officiellement lancé, ce mercredi 26 août 2026 à la salle Rouge du ministère des Affaires étrangères à Kinshasa, la formation de la première cohorte des Ambassadeurs 2250. À l’ouverture de cette session de trois jours, le secrétaire général de l’organisation, Sympho Luboya, a placé l’action et la responsabilité des jeunes au cœur de son message de bienvenue.
Plus de 300 candidatures ont été enregistrées à la suite de l’appel lancé par DYJERES. Parmi les critères retenus figuraient notamment l’âge, fixé entre 20 et 35 ans, ainsi que la disponibilité des candidats à participer aux trois jours de formation. Cette première cohorte compte 50 participants, dont huit jeunes victimes des violences et conflits dans l’Est de la RDC, recommandés avec l’appui du Fonds national de réparation des victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV).
Dans son mot de bienvenue, Sympho Luboya a insisté sur la vocation particulière de cette initiative. Pour lui, les Ambassadeurs 2250 ne doivent pas être de simples bénéficiaires d’une formation, mais des jeunes capables de transformer les connaissances acquises en actions concrètes au sein de leurs communautés.
« Nous ne voulons pas seulement des jeunes qui savent, nous voulons des jeunes qui savent agir », a-t-il déclaré.

Cette vision constitue, selon lui, l’un des principaux objectifs de la formation. Il ne s’agit plus seulement de permettre aux jeunes de comprendre les enjeux liés à la paix et à la sécurité, mais de développer leur capacité à identifier les problèmes, formuler des propositions et porter des solutions auprès des décideurs.
« Nous ne voulons pas seulement des jeunes capables d’identifier les problèmes, nous voulons des jeunes capables de proposer des solutions », a-t-il également souligné.
La participation des jeunes doit devenir une réalité
Évoquant la Résolution 2250 du Conseil de sécurité des Nations unies sur les jeunes, la paix et la sécurité, le secrétaire général de DYJERES a rappelé que la participation des jeunes aux processus de paix ne devrait pas rester un principe inscrit dans les textes.
Il souhaite voir cette participation se traduire par une implication réelle des jeunes dans les dynamiques de paix, de gouvernance et de construction de l’avenir du pays.
« Elle doit devenir une réalité, elle doit se traduire par des jeunes qui comprennent les enjeux de leur pays, qui savent réaliser, qui savent défendre une cause, qui savent porter une proposition et qui sont capables de s’adresser aux décideurs avec responsabilité et conviction », a-t-il déclaré.
Pour Sympho Luboya, cette approche doit permettre de faire émerger une jeunesse capable de passer de la connaissance des enjeux à la prise de responsabilité.
Trois jours pour apprendre, dialoguer et développer des capacités d’action
Durant les trois jours de formation, les participants seront notamment amenés à approfondir les enjeux de l’Agenda Jeunesse, Paix et Sécurité, mais également à développer des compétences pratiques en matière de plaidoyer stratégique, de participation citoyenne, de cartographie des acteurs, de mobilisation des ressources et de formulation de propositions de politiques publiques.
D’autres thématiques porteront sur la gouvernance, la justice transitionnelle, la mémoire, la cohésion sociale et la conception d’outils de plaidoyer.
L’objectif est donc de créer un espace où les jeunes pourront non seulement acquérir des connaissances, mais également confronter leurs expériences, questionner les réalités de leurs communautés et construire des réponses adaptées.
Les participants sont appelés à transformer la formation en engagement
S’adressant directement aux futurs Ambassadeurs 2250, Sympho Luboya a rappelé que leur présence constitue à la fois une opportunité et une responsabilité.
« Vous êtes appelés, au terme de cette formation, à porter une vision, à partager vos connaissances dans vos communautés et à contribuer, chacun à son niveau, à la construction d’un environnement plus pacifique, plus inclusif et plus participatif », a-t-il lancé.
Il les a ainsi encouragés à participer activement aux échanges, à poser des questions, défendre leurs idées et proposer des solutions.
Pour lui, le véritable leadership ne se mesure pas uniquement à une fonction ou à une position, mais à la capacité d’assumer ses responsabilités et d’agir au service de la collectivité.
« Une formation n’a de valeur que lorsqu’elle produit une transformation »
En clôturant son intervention, le secrétaire général de DYJERES a insisté sur la nécessité de mesurer la réussite du programme à ses effets au-delà de la salle de formation.
« Une formation n’a de valeur que lorsqu’elle produit une transformation. Et une transformation n’a de sens que lorsqu’elle produit un impact sur la société », a-t-il affirmé.
Par cette première cohorte, DYJERES entend ainsi contribuer à l’émergence d’une génération de jeunes Congolais davantage engagés dans la prévention des conflits, la consolidation de la paix, le dialogue et la participation citoyenne.
Pour Sympho Luboya, les trois jours qui s’ouvrent ne doivent donc pas constituer une simple parenthèse de formation, mais le point de départ d’un engagement durable des jeunes en faveur de la paix et de l’avenir de la République démocratique du Congo.
Lydia Mangala


