Dans la poursuite de son adresse à la Nation prononcée le 30 juin 2026 à l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, le Président Félix Tshisekedi a mis en avant sa vision du repositionnement économique et diplomatique du pays, fondée sur la valorisation des minerais stratégiques et la transition énergétique mondiale.
Le Chef de l’État a affirmé que la RDC n’est plus uniquement perçue à travers le prisme des crises sécuritaires, mais comme un acteur incontournable dans les grandes transformations économiques et technologiques qui s’opèrent à l’échelle internationale.
« La République démocratique du Congo n’est plus seulement perçue comme un territoire de crise, elle est désormais identifiée comme un pays-solution », a déclaré Félix Tshisekedi.
Le Président a rappelé que les importantes réserves congolaises de cobalt, de cuivre, de coltan et de lithium constituent un levier stratégique pour renforcer la place du pays dans l’économie mondiale, notamment dans les secteurs liés aux énergies renouvelables et aux nouvelles technologies.
Dans cette dynamique, il a évoqué les partenariats stratégiques en cours avec les États-Unis ainsi qu’avec d’autres partenaires internationaux, en insistant sur la nécessité de préserver les intérêts fondamentaux de la Nation.
« Tous doivent répondre à une exigence claire : servir les intérêts fondamentaux du peuple congolais, renforcer notre souveraineté, soutenir la paix, favoriser la transformation locale, sécuriser les chaînes de valeur et créer des emplois durables pour notre jeunesse », a-t-il souligné.
Félix Tshisekedi a également insisté sur la volonté de son gouvernement de rompre avec le modèle historique d’exportation des matières premières sans valeur ajoutée locale, estimant que cette pratique a longtemps empêché les Congolais de bénéficier pleinement de leurs ressources naturelles.
« Le temps où nos minerais étaient extraits chez nous, exportés à l’état brut, valorisés ailleurs, puis revendus au monde pendant que nos populations demeuraient dans la pauvreté, appartient désormais au passé », a-t-il affirmé.
Le Chef de l’État a par ailleurs mis en avant le rôle que la RDC entend jouer au niveau régional, à travers sa présidence actuelle de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). Selon lui, cette responsabilité doit permettre de renforcer la coopération autour des questions de paix, de sécurité, d’intégration économique et de lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles.
Il a indiqué que les mêmes principes guideront l’action diplomatique congolaise au Conseil de sécurité des Nations unies, où la RDC exercera la présidence tournante en juillet 2026. Une réunion de haut niveau consacrée aux liens entre ressources naturelles, paix, sécurité et développement durable devrait notamment être présidée par le Chef de l’État.
« Les ressources naturelles de la République démocratique du Congo ne doivent plus être regardées comme une malédiction. Elles doivent devenir un levier de paix, de prospérité, de souveraineté, de justice et de transformation pour le peuple congolais », a-t-il martelé.
Félix Tshisekedi entend faire des richesses minières du pays un moteur de développement inclusif, capable de soutenir l’industrialisation, la création d’emplois et le renforcement de la souveraineté économique, tout en positionnant la RDC comme un acteur central de la transition énergétique mondiale et de la stabilité régionale.
Lydia Mangala


