En marge des activités diplomatiques aux Nations Unies, la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, Thérèse Kayikwamba Wagner, s’est entretenue le lundi 20 juillet à New York avec María Fernanda Espinosa, dans le cadre de la candidature de cette dernière au poste de Secrétaire générale des Nations Unies.
Cette rencontre a été l’occasion pour les deux responsables d’échanger sur les défis internationaux actuels ainsi que sur les attentes de la RDC vis-à-vis de la future direction de l’Organisation des Nations Unies.
Au cours des discussions, Thérèse Kayikwamba Wagner a mis en avant les principales préoccupations de la République démocratique du Congo, notamment celles liées à la jeunesse, à la paix et à la sécurité, au changement climatique ainsi qu’au développement durable.
La ministre d’État a rappelé que la RDC occupe une place stratégique dans ces différents domaines, en raison de son poids démographique, de ses ressources naturelles et de son rôle dans les équilibres environnementaux mondiaux.
Elle a plaidé pour une approche intégrée au sein du système des Nations Unies, capable de prendre en compte les réalités des pays confrontés simultanément à des défis sécuritaires, sociaux, économiques et environnementaux.
Thérèse Kayikwamba a également insisté sur les qualités attendues du prochain Secrétaire général des Nations Unies.
Selon elle, le futur dirigeant de l’Organisation devra faire preuve de flexibilité, d’adaptabilité et d’anticipation afin de mieux répondre aux crises internationales de plus en plus complexes.
Elle a par ailleurs souligné l’importance d’une représentation équitable et d’une meilleure prise en compte de la diversité au sein des instances onusiennes, afin de renforcer la légitimité et l’efficacité de l’organisation.
Pour sa part, María Fernanda Espinosa a présenté les grandes orientations de sa candidature, mettant notamment en avant le renforcement du leadership féminin et la modernisation des Nations Unies.
Les échanges ont permis de souligner l’importance d’un système multilatéral renouvelé, capable de rapprocher davantage l’Organisation des États membres et des populations qu’elle sert.
Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique diplomatique portée par la RDC au sein des Nations Unies, alors que Kinshasa entend renforcer son influence dans les débats internationaux sur la paix, la sécurité et le développement.
Les deux parties ont réaffirmé leur attachement au multilatéralisme et à une coopération renforcée entre l’ONU et les États membres, fondée sur le dialogue, le respect de la souveraineté nationale et la recherche de résultats concrets.
La RDC poursuit ainsi son engagement en faveur d’une diplomatie active, alignée sur la vision du chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui place les partenariats stratégiques et la coopération internationale au cœur de l’action extérieure du pays.
Lydia Mangala


