La Vice-Ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato Nakwipone, a pris part ce mercredi 24 juin à Kinshasa à l’ouverture de l’atelier intitulé « Femmes, paix et sécurité : vers un agenda commun des femmes pour la paix en RDC », une rencontre consacrée au renforcement du rôle des femmes dans la prévention des conflits, la médiation et la consolidation de la paix.
Organisé par le ministère du Genre, Famille et Enfant en partenariat avec ONU Femmes, la MONUSCO et le Royaume de Norvège, cet atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui encourage la participation pleine et effective des femmes aux processus de paix et de sécurité.

Réunissant des représentants des institutions publiques, des organisations de la société civile, des partenaires internationaux ainsi que des femmes engagées dans les initiatives de paix, les travaux visent à élaborer une vision commune et à renforcer la place des femmes dans les mécanismes de prévention et de résolution des conflits en République démocratique du Congo.
Intervenant à cette occasion, la Vice-Ministre des Affaires étrangères a porté la voix de la diplomatie congolaise en mettant en lumière le rôle essentiel joué par les femmes dans les communautés affectées par les violences.

« Les femmes congolaises ne sont pas seulement des victimes des conflits ; elles sont aussi des actrices essentielles de résilience, de médiation, de cohésion sociale et de reconstruction communautaire », a-t-elle déclaré.
Pour Noëlla Ayeganagato, les femmes occupent une place centrale dans les efforts de stabilisation du pays, particulièrement dans les zones touchées par l’insécurité où elles contribuent quotidiennement au maintien du tissu social et à la promotion du dialogue entre les communautés.

La Vice-Ministre a également souligné la nécessité de renforcer leur implication dans les instances de décision et les mécanismes de paix afin que leurs expériences, leurs priorités et leurs solutions soient davantage prises en compte dans les politiques publiques.
Cet atelier intervient dans un contexte où la RDC poursuit ses efforts pour promouvoir l’agenda « Femmes, Paix et Sécurité », alors que plusieurs provinces de l’Est du pays continuent de faire face aux conséquences des conflits armés.
Les organisateurs entendent favoriser une meilleure coordination des actions menées en faveur des femmes et encourager leur participation active aux processus de paix, de réconciliation et de reconstruction nationale.
Les travaux devraient aboutir à des recommandations destinées à renforcer les mécanismes de protection des femmes, leur représentation dans les espaces de négociation et leur contribution à l’édification d’une paix durable en République démocratique du Congo.
Lydia Mangala


