Diffusé lors de la quatrième commémoration nationale du GENOCOST, le dimanche 2 août 2026 au Mémorial du GENOCOST à Kinshasa, le message vidéo de la Première Dame de la République, Denise Nyakeru Tshisekedi, a été marqué par un appel à la reconnaissance des victimes, à la lutte contre l’impunité et à la mobilisation citoyenne autour de la pétition en faveur de la reconnaissance des génocides commis en République démocratique du Congo.
S’exprimant en sa qualité de Première Dame et de championne mondiale de la prévention des violences sexuelles liées aux conflits, Denise Nyakeru a rendu hommage aux victimes ainsi qu’à toutes les personnes qui leur sont venues en aide au fil des années.
« Cette journée est un appel à notre conscience, car il y a des douleurs qui marquent à jamais et traversent des générations. Il y a des silences qui, à force d’être imposés, finissent par peser sur la conscience des peuples. Et derrière chaque silence, il y a une souffrance qui attend encore d’être reconnue », a-t-elle déclaré.
Évoquant les survivants des conflits, la Première Dame a adressé un message de compassion et de solidarité à celles et ceux qui portent encore les séquelles des violences.
« En tant que femme, mère, Première Dame et championne globale de la prévention des violences sexuelles liées aux conflits, je veux leur dire aujourd’hui : nous vous voyons, nous vous entendons et nous œuvrons pour que votre souffrance ne soit pas oubliée », a-t-elle affirmé.
Pour Denise Nyakeru Tshisekedi, préserver la mémoire constitue une étape essentielle dans la lutte contre l’impunité.
« Préserver la mémoire, c’est refuser l’oubli et décourager l’impunité. Le silence ne doit plus protéger les auteurs, tandis que la honte ne doit jamais peser sur les victimes. Les survivantes et les survivants doivent être écoutés, protégés et accompagnés », a-t-elle soutenu.
Au cœur de son intervention, la Première Dame a lancé un appel à la mobilisation nationale et internationale autour de la pétition visant la reconnaissance des génocides commis en RDC, avec l’objectif d’atteindre deux millions de signatures.
« Je vous invite, Congolaises et Congolais d’ici, de la diaspora et toutes les consciences éprises de justice, à signer la pétition pour la reconnaissance des génocides commis en République démocratique du Congo », a-t-elle lancé.
Selon elle, cette démarche dépasse le simple acte symbolique et participe au combat contre la répétition des atrocités.
« Signer cette pétition, ce n’est pas seulement poser un acte sur une liste. C’est activement briser le cycle de la récidive et refuser d’être complice. C’est demander que les crimes subis par la population congolaise soient clairement nommés », a expliqué Denise Nyakeru Tshisekedi.
Insistant sur les objectifs de cette initiative, elle a souligné qu’elle ne vise ni la division ni la revanche, mais la restauration de la dignité des victimes.
« Cette initiative ne vise ni à opposer les mémoires, ni à raviver les blessures. Elle vise plutôt à restaurer la dignité des victimes et à ouvrir le chemin de la justice, de la réparation, de la non-répétition de ces tragédies et, enfin, à poser les fondements d’une paix réellement durable », a-t-elle précisé.

La Première Dame a conclu son message en invitant chacun à porter la voix des victimes.
« Reconnaître n’est pas diviser. Reconnaître, c’est humaniser. Reconnaître, c’est permettre aux victimes de retrouver leur place dans notre mémoire collective. Que chaque signature devienne une voix qui contribue à briser le silence », a conclu Denise Nyakeru Tshisekedi.
La Première Dame a renouvelé son appel à la mobilisation citoyenne, invitant les Congolais, la diaspora et toutes les personnes attachées aux valeurs de justice à soutenir cette démarche.
« Je vous invite donc à signer la pétition, à la partager et à faire entendre avec nous la voix des victimes congolaises », a-t-elle lancé.
La pétition reste ouverte avec l’objectif de recueillir deux millions de signatures afin de soutenir la reconnaissance des génocides commis en République démocratique du Congo. Les personnes souhaitant y participer peuvent la signer via le lien : https://c.org/TsZ9TzsPnR.
Lydia Mangala


