La mise en œuvre concrète du partenariat stratégique entre la République démocratique du Congo et les États-Unis était au cœur des échanges, mercredi 16 septembre 2026, entre le Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, et le chargé d’affaires a.i. de l’ambassade américaine en RDC, Ian J. McCary.
La rencontre intervient en préparation de la prochaine réunion du Comité de pilotage conjoint (JSC), mécanisme chargé du suivi opérationnel de l’accord de partenariat stratégique conclu entre Kinshasa et Washington. Sa réunion inaugurale s’était tenue le 5 février 2026 à Washington.
Ils ont échangé sur l’accélération des projets stratégiques et des investissements, mais également les conditions nécessaires à leur réalisation effective.
Les deux parties ont notamment abordé l’amélioration du climat des affaires, la prévisibilité du cadre réglementaire et fiscal, la facilitation des investissements ainsi que le renforcement du contenu local.
Pour Kinshasa, l’enjeu dépasse désormais l’annonce des engagements. Il s’agit de faire en sorte que le partenariat se traduise par des investissements effectivement réalisés et par des retombées économiques mesurables.
La question du contenu local occupe une place importante dans cette nouvelle phase. L’objectif affiché est notamment de favoriser une participation accrue des entreprises congolaises aux chaînes de valeur liées aux investissements.
Cette orientation doit permettre de rapprocher les projets stratégiques des réalités économiques nationales, notamment à travers la création d’emplois, le développement des compétences et la transformation locale des ressources.
Le Comité de pilotage conjoint avait déjà identifié, lors de sa session inaugurale, des priorités portant notamment sur les investissements responsables, les infrastructures structurantes, les corridors de transport et les projets énergétiques.
En juin dernier, le gouvernement congolais avait indiqué avoir transmis à la partie américaine une cinquantaine de projets stratégiques destinés au développement du pays. Il avait également fait état de la réception d’une première liste relative aux actifs stratégiques.
La même communication précisait que certains mécanismes prévus dans le cadre du partenariat étaient déjà entrés en application et qu’une structure de coordination placée sous l’autorité de la Première ministre Judith Suminwa avait été mise en place pour assurer le suivi des engagements congolais.
La prévisibilité du cadre réglementaire et fiscal figure également parmi les préoccupations abordées lors de la rencontre du 16 septembre.
Pour les autorités congolaises, la stabilité et la lisibilité des règles applicables aux investisseurs constituent des éléments importants pour faciliter la maturation et l’exécution des projets retenus.
La question du financement reste, elle aussi, centrale. Le gouvernement a déjà précisé que le partenariat ne prévoit pas que l’ensemble des financements provienne directement des États-Unis. Pour les projets de grande envergure, comme le projet Inga, Kinshasa et Washington doivent notamment travailler à la mobilisation de financements auprès de plusieurs partenaires et investisseurs.
La prochaine réunion du Comité de pilotage conjoint devra ainsi permettre de faire le point sur l’avancement des engagements pris entre les deux pays et d’identifier les mesures nécessaires pour accélérer leur mise en œuvre.
Pour la RDC, la nouvelle étape consiste donc à passer des engagements aux réalisations pour attirer les investissements, créer des emplois, développer les chaînes de valeur et accroître la transformation locale des ressources.
Le prochain rendez-vous entre Kinshasa et Washington sera ainsi consacré à l’enjeu de mesurer les avancées du partenariat et renforcer les mécanismes permettant de traduire les accords en résultats économiques concrets.
Lydia Mangala


