Kinshasa, 14 juillet 2026. Le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a effectué ce mardi une visite de contrôle sur le chantier du Centre des infrastructures Félix‑Antoine Tshisekedi (CIFFAT), projet phare lancé par le président Félix‑Antoine Tshisekedi et engagé par la Première ministre Judith Suminwa. Le site, pensé comme un pôle national pour la conception et la gestion d’infrastructures d’envergure, entre dans une phase préparatoire décisive.
Après deux semaines d’inspections routières couvrant la RN1 entre Kinshasa et Lubumbashi près de 2 700 km et dix provinces et des missions en Belgique et en Serbie consacrées à l’optimisation du contrôle et de la gestion des péages, John Banza Lunda est revenu à Kinshasa pour suivre de près l’avancement des travaux. Il a traversé la cour du ministère jusqu’à l’enceinte du chantier où il a constaté le démarrage des opérations préparatoires au forage.
Le chef de chantier de la Société congolaise des péages (Sopeco) a précisé que la phase préparatoire actuelle vise à stabiliser le sol en vue du forage. Ces interventions préliminaires s’étaleront sur trois mois, puis une période d’excavation de six mois est programmée. Au total, la durée des travaux est estimée à 24 mois.
Implanté sur près de 20 000 m², le CIFFAT comprendra parkings, bureaux et salles de conférence modernes. Il est conçu pour accueillir entre 1 200 et 1 400 agents et se veut un centre opérationnel destiné à professionnaliser et centraliser la planification des grands chantiers nationaux. L’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) et la Sopeco sont chargées de l’exécution du projet, financé à hauteur d’environ 25 millions de dollars.

Lors de sa visite, le ministre John Banza Lunda a annoncé son engagement à assurer des suivis réguliers sur le site afin de veiller au respect des délais et à la coordination avec les services ministériels concernés. Son déplacement de retour de missions internationales illustre la volonté du ministère de conjuguer expertise extérieure et contrôle local pour garantir la qualité et la bonne gouvernance des chantiers publics.
Ce centre s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation des infrastructures en RDC. Sa réussite sera observée de près : au‑delà de la construction, la capacité des institutions à gérer et maintenir ces équipements déterminera leur impact réel sur la cohérence et l’efficacité des grands travaux nationaux.
Joëlle Luniongo


