Le dernier bilan de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, publié le 23 juin 2026, fait état de 1 118 cas confirmés et de 291 décès. L’épidémie demeure principalement concentrée dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les autorités sanitaires appellent au renforcement de la surveillance et rappellent à la population l’existence de la ligne d’alerte gratuite 151.
Selon les données actualisées, le taux de létalité s’élève à 26 %. À ce jour, 122 personnes ont été déclarées guéries, tandis que 408 patients sont encore pris en charge dans les centres de traitement spécialisés.
L’Ituri reste la province la plus affectée par l’épidémie. Les équipes de riposte y ont enregistré sept nouvelles guérisons au cours des dernières 24 heures, portant le total national des personnes guéries à 122. Le Nord-Kivu demeure également sous haute surveillance, tandis que le Sud-Kivu n’a enregistré aucun nouveau cas depuis le 26 mai 2026, même si les activités de suivi et de prévention y restent maintenues.

La surveillance épidémiologique se poursuit à un rythme soutenu. Au cours des dernières 24 heures, 699 alertes ont été signalées, dont 99,4 % ont été investiguées. Ces investigations ont permis d’identifier 138 cas suspects. Par ailleurs, le taux de suivi des contacts atteint 77,1 %, avec 8 346 personnes actuellement sous observation. Les autorités estiment toutefois que des efforts supplémentaires sont nécessaires pour atteindre les objectifs fixés en matière de traçage des contacts.
À ce jour, 34 zones de santé sur 104 restent touchées par l’épidémie. Aucune nouvelle zone affectée n’a été signalée au cours des dernières 24 heures. Les autorités sanitaires rappellent que la détection précoce des cas, l’isolement rapide des personnes infectées et le respect strict des mesures d’hygiène demeurent essentiels pour freiner la propagation du virus.
En cas de symptômes suspects ou pour signaler une alerte, la population est invitée à contacter gratuitement le 151. Les services de santé insistent sur la nécessité de maintenir la vigilance et de collaborer avec les équipes de riposte afin de protéger les communautés exposées.
Joëlle Luniongo


