Le Gouvernement congolais poursuit la mise en œuvre de la réforme foncière avec une nouvelle étape consacrée à la modernisation de l’administration. Sous le leadership de la ministre des Affaires foncières, O’Neige N’Sele, le ministère des Affaires foncières et l’Institut national des Archives du Congo (INACO) ont signé, ce mercredi 5 août 2026 à Kinshasa, un protocole d’accord marquant le lancement du premier chantier de la numérisation de l’administration foncière.
Ce partenariat ouvre la voie à la modernisation du système d’archivage foncier, considéré comme un levier essentiel pour améliorer la gestion des dossiers, sécuriser les informations et renforcer la qualité du service public.
Cette initiative intègre la mise en œuvre de la Loi foncière n°25/062 du 30 décembre 2025, qui prévoit une profonde transformation du secteur foncier afin de l’adapter aux exigences actuelles de gouvernance, de transparence et d’efficacité administrative.
Le ministère entend préserver durablement les archives foncières, garantir leur sécurisation et assurer leur traçabilité. L’objectif est également de renforcer la protection des droits immobiliers des citoyens, tout en réduisant les risques de perte des documents et les conflits liés au foncier.
Le programme prévoit notamment la formation de 200 agents aux techniques modernes de gestion et de conservation des archives, afin de doter l’administration foncière de compétences adaptées aux nouveaux outils numériques.
Une phase pilote sera également déployée dans plusieurs circonscriptions foncières avant une généralisation progressive du dispositif sur l’ensemble du territoire national.
Le gouvernement ambitionne de construire une administration foncière plus moderne, plus performante et davantage capable de répondre aux attentes des citoyens et des investisseurs.
La numérisation des archives constitue ainsi l’un des piliers de la transformation engagée par le ministère des Affaires foncières pour renforcer la sécurité juridique des droits fonciers et améliorer la gouvernance du secteur.
Lydia Mangala


