La République démocratique du Congo (RDC), la République du Congo et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) examinent les conditions du retour volontaire et durable des réfugiés congolais établis en République du Congo. Les travaux de la 6ᵉ session de leur tripartite se sont ouverts le mardi 20 octobre 2026 à Brazzaville, avec l’ambition de parvenir à des solutions concrètes garantissant la sécurité et la dignité des personnes concernées.
Prévue du 20 au 22 octobre, cette rencontre réunit les représentants des deux États et du HCR autour de la situation des réfugiés congolais, notamment ceux originaires de la province du Maï-Ndombe. Le gouverneur de cette province, Lebon Nkoso Kevani, participe également aux échanges, aux côtés des représentants de la Commission nationale pour les réfugiés (CNR).
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de la ministre d’État, ministre des Affaires sociales et Actions humanitaires de la RDC, Ève Bazaïba, et de son homologue de la République du Congo, Irène Marie-Cécile Mboukou.
S’exprimant au nom du vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, Ève Bazaïba a exprimé le souhait de voir les travaux aboutir à des résolutions concrètes.

Elle a réaffirmé l’engagement du gouvernement congolais à accompagner le retour volontaire des réfugiés dans leur pays, en veillant au respect de leurs droits fondamentaux et à la préservation de leur sécurité et de leur dignité.
Cette sixième session offre aux trois parties un cadre de concertation sur les mécanismes d’accompagnement et de suivi des réfugiés. L’enjeu consiste à favoriser des retours durables, tout en tenant compte des conditions nécessaires à leur réintégration dans leurs communautés d’origine.
La coopération entre Kinshasa, Brazzaville et le HCR apparaît ainsi essentielle pour coordonner les actions, identifier les besoins des personnes concernées et garantir que leur retour repose sur une démarche volontaire et des conditions adaptées.
Les conclusions attendues de ces travaux, qui se poursuivent ce jeudi 22 octobre, devraient contribuer à préciser les mesures d’accompagnement envisagées pour les réfugiés congolais établis en République du Congo.
Lydia Mangala


