L’Afrique entend renforcer sa capacité à gérer ses données sanitaires à l’ère du numérique. Pour l’Africa CDC, cette transformation passe notamment par le développement de capacités nationales solides et l’adoption de normes numériques interopérables entre les systèmes de santé des États membres.
L’organisation africaine de santé publique souligne la nécessité pour les pays du continent de mettre en place des systèmes de gouvernance des données sanitaires à la fois durables, sûrs et responsables. L’objectif est de permettre une collecte, une gestion, un partage et une utilisation responsables des données, tout en garantissant la propriété nationale de ces informations.

Cette approche place également la souveraineté des données sanitaires au cœur de la transformation numérique du secteur de la santé en Afrique. Pour l’Africa CDC, les États doivent être en mesure de conserver la maîtrise de leurs données et de renforcer leurs mécanismes nationaux de gouvernance.
C’est dans cette perspective qu’une session consultative réunissant les États membres s’est tenue à Kigali, en partenariat avec Transform Health, en marge de la cinquième édition de l’Africa Health Tech Summit (AHTS5).
Les échanges ont porté sur les défis et les opportunités liés à la gouvernance des données sanitaires dans un contexte marqué par l’accélération de la digitalisation des systèmes de santé.
À l’issue de ces consultations, l’Africa CDC estime que l’Afrique est prête à franchir une nouvelle étape dans la transformation de la gouvernance des données sanitaires.
Cette dynamique s’inscrit dans une vision plus large visant à construire des systèmes de santé africains davantage connectés, capables de valoriser les données pour améliorer la prise de décision, tout en assurant leur sécurité, leur responsabilité et leur maîtrise au niveau national.
Avec cette orientation, le continent entend ainsi faire du numérique un levier de renforcement de ses systèmes de santé et de sa souveraineté sanitaire.
Joséphine Mawete


