La République démocratique du Congo figure désormais parmi les pays officiellement pris en charge par Claude, l’assistant d’intelligence artificielle développé par l’entreprise américaine Anthropic. L’annonce a été faite ce mardi 22 septembre 2026 par le ministère de l’Économie numérique, qui indique avoir entrepris des démarches pour faciliter l’accès des Congolais à cette technologie.
Cette ouverture concerne notamment les étudiants, chercheurs, développeurs, startups, entreprises et institutions publiques. Elle marque une nouvelle étape dans l’accès aux outils d’intelligence artificielle en RDC, alors que le gouvernement entend favoriser le développement de l’écosystème numérique national.
Dans un communiqué publié à Kinshasa, le ministère de l’Économie numérique précise que cette évolution fait suite à des « démarches officielles » engagées auprès des acteurs concernés afin de permettre aux utilisateurs congolais d’accéder à Claude.
La RDC rejoint ainsi les pays dans lesquels Anthropic autorise l’utilisation de Claude.ai. L’entreprise propose également un accès à son API dans les territoires pris en charge, permettant aux développeurs et aux entreprises d’intégrer ses modèles d’intelligence artificielle dans leurs propres applications.
Le ministère présente cette évolution comme une avancée destinée à « démocratiser l’accès aux technologies émergentes » et à soutenir la construction d’un écosystème national de l’intelligence artificielle.
Claude ne se limite pas à une conversation avec l’utilisateur. L’outil peut notamment assister dans la rédaction et la réécriture de contenus, la synthèse de documents, l’explication de notions, la traduction, l’analyse de données ou encore la programmation.
Il peut également analyser des documents et certaines images, ce qui permet notamment de travailler à partir de fichiers, graphiques ou contenus visuels.
Pour les étudiants et chercheurs, ces fonctionnalités peuvent servir à organiser des informations, résumer de longs documents ou accompagner différentes étapes d’un travail académique. Pour les professionnels, Claude peut notamment être utilisé pour produire ou retravailler des contenus, analyser des informations et automatiser certaines tâches.
Anthropic développe également Claude comme un outil capable d’accompagner des tâches plus complexes, notamment dans la programmation et l’utilisation d’outils.
L’entreprise a progressivement renforcé ses fonctionnalités destinées au travail professionnel, avec des possibilités de création et de manipulation de documents et de présentations selon les offres et fonctionnalités disponibles.
L’accès à l’API ouvre, de son côté, une perspective différente pour l’écosystème congolais. Des développeurs peuvent potentiellement intégrer les modèles Claude dans des plateformes ou services numériques conçus localement, sous réserve des conditions d’utilisation et des modalités commerciales fixées par Anthropic.
L’ouverture de l’accès ne signifie toutefois pas que l’intelligence artificielle doit être utilisée sans précaution.
Le ministère de l’Économie numérique appelle les utilisateurs à adopter un usage « responsable, éthique et sécurisé » de ces outils. Il recommande notamment de protéger les données personnelles et professionnelles, de vérifier les informations générées par l’IA et de respecter les droits d’auteur.
Le gouvernement insiste également sur la nécessité de préserver le jugement humain dans les prises de décision. Claude, comme les autres systèmes d’intelligence artificielle générative, peut produire des réponses erronées ou incomplètes et ne dispense donc pas d’une vérification des informations.
Avec cette ouverture officielle, étudiants, chercheurs, créateurs de contenus, développeurs, entrepreneurs et organisations établis en RDC disposent désormais d’un nouvel outil d’intelligence artificielle accessible depuis le pays.
Pour le ministère, cette évolution s’inscrit dans une démarche plus large visant à rendre les technologies émergentes davantage accessibles tout en encourageant leur utilisation sécurisée et responsable.
La disponibilité de Claude en RDC élargit ainsi l’éventail des outils d’IA auxquels les utilisateurs congolais peuvent recourir, avec des perspectives aussi bien dans l’éducation et la recherche que dans la création de contenus, le développement logiciel et les activités professionnelles.
Lydia Mangala


