Le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, a fermement condamné les propos tenus par Fils Mukoko, qu’il qualifie d’« horreur absolue ». Il affirme que ces déclarations n’engagent ni le Gouvernement ni aucune autre institution et prévient que toute personne qui versera dans l’extrémisme s’exposera à la rigueur de la loi.
Le Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) prend ses distances avec les propos tenus par Fils Mukoko. Dans une déclaration ferme, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a exprimé la condamnation du Gouvernement face à des déclarations qu’il juge particulièrement graves, tout en rappelant que les appels à la violence et les discours stigmatisant les partenaires occidentaux ne sauraient être tolérés.
« Nous condamnons de la manière la plus ferme les propos tenus par Fils Mukoko. Ils sont d’une horreur absolue et n’engagent nullement le Gouvernement ni aucune autre institution », a déclaré le porte-parole du Gouvernement.
Des services compétents saisis
Face à la gravité des propos dénoncés, Patrick Muyaya indique que les instances compétentes ont été saisies afin d’examiner cette affaire et d’en tirer les conséquences nécessaires.
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), l’Hôtel de ville de Kinshasa ainsi que d’autres services concernés ont notamment été saisis, selon le ministre.
Cette démarche vise à permettre aux organes habilités d’agir conformément à leurs attributions face à des déclarations considérées comme irresponsables par le Gouvernement.
Kinshasa met en garde contre les discours de haine
Dans sa déclaration, le porte-parole du Gouvernement insiste sur le refus des autorités de cautionner toute forme d’incitation à la violence ou de stigmatisation des partenaires occidentaux de la RDC.
Pour Patrick Muyaya, de tels discours risquent de compromettre les efforts diplomatiques et politiques engagés en faveur du rétablissement de la paix dans les territoires du pays sous occupation.
Le ministre estime notamment qu’inciter la population à s’en prendre à des partenaires étrangers revient à tomber dans le piège de l’ennemi et à fragiliser les initiatives entreprises par le président de la République, le Gouvernement et leurs partenaires internationaux.
Il cite particulièrement la Belgique parmi les partenaires engagés dans les efforts visant à favoriser le retour de la paix dans les parties du territoire national sous occupation.
Les missions diplomatiques rassurées sur leur sécurité
Dans un contexte marqué par la nécessité de préserver les relations diplomatiques et la coopération internationale, Patrick Muyaya a également tenu à rassurer les missions diplomatiques accréditées en RDC, ainsi que leur personnel.
Le Gouvernement affirme avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour garantir leur sécurité et préserver l’inviolabilité de leurs sièges.
Ce message se veut un signal de fermeté à l’égard de toute initiative susceptible de menacer les représentations diplomatiques ou de porter atteinte aux relations entre la RDC et ses partenaires.
« Tous ceux qui tomberont dans l’extrémisme seront exposés à la rigueur de la loi »
En conclusion, le porte-parole du Gouvernement a rappelé que les auteurs de discours extrémistes et d’appels à la violence s’exposent à des sanctions prévues par la loi.
« Tous ceux qui tomberont dans l’extrémisme seront exposés à la rigueur de la loi », a-t-il averti.
À travers cette mise au point, Patrick Muyaya appelle ainsi à la responsabilité dans la prise de parole publique, particulièrement lorsque les déclarations sont susceptibles d’attiser les tensions, de menacer la sécurité des personnes ou de compromettre les efforts diplomatiques en faveur de la paix.
Le ministre a clôturé son message par les slogans patriotiques : « Congolais Telema ! », « Tout pour la Patrie ! » et « Bendele Ekweya Te ! », réaffirmant ainsi l’appel à la mobilisation patriotique dans un contexte où les autorités entendent préserver la stabilité du pays et la coopération avec ses partenaires internationaux.
Joséphine Mawete


